La Russie a utilisé son droit de veto pour bloquer le projet de résolution présenté par les États-Unis sur le Sahara occidental au Conseil de sécurité de l'ONU, le 30 octobre 2026. Le projet de résolution américain n'a pas été adopté malgré le soutien de onze des quinze membres de l'instance. La Russie a voté contre, tandis que la Chine, le Pakistan et la Somalie se sont abstenus.

Le projet de résolution américain prévoyait plusieurs changements concernant la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Il proposait de réduire sa composante militaire et de modifier son appellation en Mission des Nations unies au Sahara occidental (MINUSO), à partir du 1er novembre 2026. Le texte envisageait également de renouveler le mandat de la mission jusqu'au 31 octobre 2027.

Le projet américain plaçait le plan d'autonomie proposé par le Maroc au centre des négociations, en le présentant comme une base pour parvenir à un règlement du conflit. Cette approche a été considérée comme une tentative de promouvoir une solution au conflit qui dure depuis des décennies. La Russie a soumis son propre projet de résolution quelques heures avant le scrutin.

Le projet de résolution russe prévoyait de prolonger le mandat de la MINURSO jusqu'au 31 octobre 2027, sans modifier son nom, ses prérogatives ni ses missions actuelles. La proposition russe réaffirmait également la nécessité de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, conformément à la Charte des Nations unies et au principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Les États-Unis ont également utilisé leur droit de veto pour bloquer le projet de résolution russe. Le veto russe a donc empêché l'adoption de la résolution américaine, tandis que le projet russe n'a pas été adopté en raison du veto américain. Cette situation reflète les divisions au sein du Conseil de sécurité de l'ONU sur la question du Sahara occidental.

La situation au Sahara occidental reste complexe et sensible, avec des implications pour la stabilité régionale. Les Nations unies ont déployé une mission pour aider à organiser un référendum et promouvoir une solution pacifique au conflit. Les discussions sur l'avenir du Sahara occidental se poursuivent, avec des acteurs clés qui cherchent à promouvoir leurs intérêts et leurs visions.

Le Conseil de sécurité de l'ONU devra continuer à examiner la situation au Sahara occidental et à chercher des moyens de promouvoir une solution durable et mutuellement acceptable. Les parties prenantes doivent rester engagées dans le processus diplomatique pour trouver une issue positive à ce conflit qui dure depuis longtemps.

Key points

  • La Russie a opposé son veto au projet de résolution américain sur le Sahara occidental au Conseil de sécurité de l'ONU.
  • Le projet de résolution américain prévoyait de modifier la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO).
  • Les États-Unis et la Russie ont utilisé leur droit de veto pour bloquer les projets de résolution de l'autre partie.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.