Deux ans jour pour jour après le naufrage du bateau Merveille de Dieu sur les eaux du lac Kivu, près de Goma, les enfants des victimes sortent du silence et demandent que toute la lumière soit faite sur cette tragédie qui a endeuillé des centaines de familles. Le naufrage, qui a provoqué la mort de plusieurs dizaines de personnes, a plongé toute la région dans la consternation. Les enfants des victimes, réunis au sein de l'Association des enfants victimes du bateau Merveille de Dieu, réclament l'établissement de la vérité, la poursuite des responsables présumés et la mise en place d'un mécanisme d'assistance en faveur des familles affectées.
Le 3 octobre 2024, alors que l'embarcation transportant des passagers et des marchandises en provenance de Minova, dans le Sud-Kivu, approchait du marché central de Kituku à Goma, elle s'était brusquement renversée sous l'effet de fortes vagues. Selon les chiffres avancés à l'époque par la société civile, le bilan faisait état de 34 morts, 80 rescapés et plus d'une centaine de personnes portées disparues. Cependant, selon John Mugishi Sekeli, coordinateur de l'Association des enfants victimes du bateau Merveille de Dieu, les documents remis aux familles évoquent moins de 750 victimes, alors que les informations recueillies par l'association feraient état d'un bilan humain plus lourd.
Deux ans après, de nombreuses familles affirment n'avoir toujours pas obtenu de réponses sur les circonstances exactes du naufrage ni sur les responsabilités engagées. Les enfants des victimes, dont plus de 1 500 sont aujourd'hui privés d'école et confrontés à des conditions de vie précaires, demandent aux autorités nationales, aux partenaires humanitaires et aux organisations de la société civile de renforcer leur soutien en faveur des familles touchées par la catastrophe.
L'association estime également que plusieurs zones d'ombre persistent autour de l'exploitation du bateau avant le drame. Ses membres rappellent notamment que l'embarcation aurait été écartée à un moment donné du territoire d'Idjwi avant d'être transférée à Minova, une situation qui, selon eux, mérite des clarifications. La justice doit se saisir de cette affaire et le gouvernement doit indemniser les victimes, selon John Mugishi Sekeli.
Les enfants des victimes demandent que l'assistance aux familles soit assurée afin de garantir un avenir meilleur à ces enfants laissés. Selon John Mugishi Sekeli, la situation de milliers d'enfants devient de plus en plus préoccupante. Les enfants laissés par leurs parents sont en train de mener une vie difficile, c'est pourquoi l'association réclame la vérité et la justice.
À l'occasion de cette commémoration, les enfants des victimes ont lancé un appel à toute personne de bonne volonté pour soutenir ces enfants qui souffrent actuellement. L'association demande que les autorités congolaises et les organisations humanitaires viennent en aide à ces enfants. La principale revendication des enfants des victimes reste inchangée : obtenir justice pour les disparus, établir les responsabilités et assurer un avenir digne aux nombreux enfants laissés derrière par cette tragédie.
Deux ans après le naufrage du Merveille de Dieu, les enfants des victimes attendent toujours des réponses sur les circonstances du drame. Les autorités congolaises et les organisations humanitaires sont interpellées pour soutenir les familles affectées par la catastrophe. Les enfants des victimes espèrent que leur voix sera entendue et que justice sera rendue.
Key points
- Les enfants des victimes du naufrage du MV Merveille de Dieu réclament vérité, justice et assistance deux ans après la tragédie.
- Plus de 1 500 enfants sont aujourd'hui privés d'école et confrontés à des conditions de vie précaires depuis la disparition de leurs parents.
- Les autorités congolaises et les organisations humanitaires sont interpellées pour soutenir les familles affectées par la catastrophe.