Le congrès « Seaports Days » s'est tenu récemment à Tunis, réunissant des experts, des responsables tunisiens et des acteurs du secteur portuaire et du transport maritime, ainsi que des représentants du secteur privé américain et d'institutions financières américaines et internationales. Le ministre des Transports, Rachid Amri, et l'ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, étaient présents à cette conférence. Les discussions ont porté sur la modernisation des infrastructures portuaires en Tunisie.
Le projet de port en eau profonde d'Enfidha, annoncé dès les années 1990 et étudié à partir de 2008, est toujours en attente de réalisation. Ce projet symbolise les ambitions inabouties de la Tunisie en matière d'infrastructures. Le ministre des Transports, Rachid Amri, a identifié plusieurs chantiers structurants, notamment la modernisation des sept ports commerciaux, le développement des zones logistiques et le renforcement des liaisons ferroviaires et routières.
L'ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a souligné que la Tunisie a une vision pour le développement et la modernisation du secteur maritime et a besoin de partenaires dans ce domaine. Les entreprises américaines disposent d'infrastructures de pointe et d'une vaste expérience en matière d'infrastructures, tant aux États-Unis qu'à l'international. Elles excellent dans la construction de ports et de navires, et respectent les normes internationales.
Les entreprises américaines présentes à la conférence sont prêtes à offrir leurs services aux partenaires tunisiens, avec une volonté claire de soutenir la modernisation des infrastructures portuaires. La DFC (U.S. International Development Finance Corporation) est active en Tunisie et peut accompagner les projets portuaires via des prêts garantis et des lignes de crédit. D'autres institutions financières américaines sont également prêtes à proposer leurs services.
Le projet de port en eau profonde d'Enfidha est estimé à environ 5 milliards de dinars tunisiens, mais ce chiffre devra être révisé à la lumière de l'inflation et des évolutions technologiques. Ce projet pourrait servir de plateforme intermédiaire sur les routes maritimes internationales, générant des retombées indirectes pour l'économie tunisienne.
Les États-Unis disposent d'un réseau portuaire dense et diversifié, avec des entreprises spécialisées dans la construction et la reconstruction d'infrastructures portuaires. Ces entreprises sont habituées à travailler selon des normes internationales strictes et à s'adapter aux exigences locales, tout en respectant la souveraineté nationale.
Le ministre des Transports, Rachid Amri, a annoncé que les travaux du port d'Enfidha devraient commencer en 2028. Les discussions entre les experts et les responsables tunisiens et américains devraient aboutir à des partenariats concrets pour la modernisation des infrastructures portuaires en Tunisie.
Key points
- La Tunisie cherche à moderniser ses infrastructures portuaires avec l'aide des États-Unis.
- Le projet de port en eau profonde d'Enfidha est estimé à environ 5 milliards de dinars tunisiens.
- Les entreprises américaines sont prêtes à offrir leurs services aux partenaires tunisiens pour la modernisation des infrastructures portuaires.