La Direction de la police de la circulation en Tunisie a lancé une expérimentation de patrouilles en civil pour constater et verbaliser les infractions routières. Cette initiative vise à renforcer le contrôle dans les zones où les infractions se multiplient, notamment durant les heures de pointe. Le dispositif est actuellement testé dans plusieurs secteurs identifiés comme étant particulièrement concernés par les infractions.
Selon le colonel Rachid Rachikou, directeur de la police de la circulation au ministère de l’Intérieur, cette expérimentation intervient dans le cadre de l’évaluation régulière de la situation routière et des comportements des usagers. Durant les périodes de forte circulation, les agents en uniforme sont principalement mobilisés aux carrefours et sur les principaux axes afin de fluidifier le trafic.
L’absence d’agents en uniforme dans d’autres secteurs est parfois exploitée par certains conducteurs pour commettre des infractions. Le nouveau dispositif prévoit donc le déploiement d’agents en civil dans les points identifiés comme étant particulièrement concernés par les infractions. Ces agents peuvent constater l’infraction et la documenter par des photographies.
Les images prises par les agents constituent une mesure transitoire, dans l’attente de l’achèvement du déploiement des caméras de surveillance destinées à détecter automatiquement les infractions routières. Les photographies peuvent également être utilisées comme éléments de preuve en cas de contestation de l’infraction par le conducteur.
Le recours à des patrouilles en civil pour constater les infractions est prévu par la loi. L’objectif est de maintenir le respect du Code de la route, y compris dans les zones où les agents en uniforme ne sont pas présents. Le déploiement de ces patrouilles est organisé selon un programme hebdomadaire établi par la direction des opérations.
L’expérimentation a notamment concerné le Centre urbain Nord vendredi dernier, où un nombre important d’infractions a été relevé. Samedi, les opérations se sont concentrées sur plusieurs rues de la capitale, notamment pour contrôler les infractions liées au stationnement. Cette nouvelle approche intervient alors que les autorités cherchent à renforcer le contrôle des comportements routiers.
Le durcissement des sanctions avait déjà été annoncé en 2025. Le projet d’amendement du Code de la route prévoyait notamment le retrait du permis pour certaines infractions graves, avec des durées pouvant atteindre plusieurs mois en fonction du dépassement de la vitesse autorisée, ainsi que le recours aux nouvelles technologies pour constater les infractions.
Key points
- La police de la circulation tunisienne a lancé une expérimentation de patrouilles en civil pour verbaliser les infractions routières.
- Les agents en civil peuvent constater les infractions et les documenter par des photographies.
- Le déploiement des patrouilles en civil s’inscrit dans la Stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière 2025-2034.