Les importations tunisiennes de produits pétroliers raffinés en provenance de Russie ont enregistré une baisse significative de 50 % au cours des neuf premiers mois de 2026. Cette diminution intervient dans un contexte de recomposition des approvisionnements et de tensions sur les marchés énergétiques. Selon un rapport publié par la plateforme spécialisée Attaqa, les livraisons russes ont atteint une moyenne de 24 000 barils par jour entre janvier et septembre 2026.
Malgré ce recul, la Russie demeure le premier fournisseur de la Tunisie pour ces produits acheminés par voie maritime. La part de la Russie dans les approvisionnements tunisiens est passée d’environ 61,5 % en 2025 à 35,8 % en 2026. Les données, établies par l’Unité de recherche sur l’énergie, concernent exclusivement les produits pétroliers raffinés transportés par voie maritime et non les importations de pétrole brut.
La diminution des livraisons russes dépasse largement le recul global des importations tunisiennes de produits pétroliers raffinés. Sur les neuf premiers mois de 2026, celles-ci ont diminué de 14 %, passant de 78 000 à 67 000 barils par jour en moyenne annuelle comparée. Les volumes provenant des autres fournisseurs sont passés d’environ 30 000 à 43 000 barils par jour.
L’Italie occupe désormais la deuxième position avec une moyenne de 8 000 barils par jour, suivie des Pays-Bas avec 6 000 barils. L’Égypte et l’Espagne fournissent chacune environ 5 000 barils par jour. La Tunisie reçoit également des cargaisons en provenance de Grèce, de Chypre, de Turquie et d’Inde.
Les Pays-Bas ont notamment fait leur retour parmi les fournisseurs en mars 2026, après une absence remontant à juin 2024. L’Égypte a, de son côté, fortement augmenté ses livraisons, alors que ses expéditions vers la Tunisie étaient restées très limitées durant les neuf premiers mois de 2025.
Le recul des livraisons russes intervient dans un contexte de restrictions imposées par Moscou sur les exportations de certains carburants. Depuis juillet 2026, la Russie a adopté plusieurs mesures limitant notamment les exportations d’essence et de diesel, afin de préserver son approvisionnement intérieur.
Ces restrictions constituent un élément d’explication possible, sans suffire à établir les causes exactes de la baisse des importations tunisiennes sur l’ensemble des neuf premiers mois de l’année. Cette évolution contraste avec la forte progression des achats tunisiens de produits pétroliers raffinés au cours des dernières années.
Key points
- La Russie demeure le premier fournisseur de la Tunisie pour les produits pétroliers raffinés acheminés par voie maritime.
- Les importations tunisiennes de produits pétroliers raffinés russes ont chuté de 50 % au cours des neuf premiers mois de 2026.
- La part de la Russie dans les approvisionnements tunisiens est passée d’environ 61,5 % en 2025 à 35,8 % en 2026.