Les entreprises tunisiennes disposent d'un cadre préférentiel pour vendre dans une grande partie du monde arabe, mais la géographie des exportations reste massivement européenne. C'est tout l'enjeu de l'atelier national consacré à la Grande Zone Arabe de Libre-Échange (GZALE), organisé les 24 et 25 septembre à Sfax par le ministère du Commerce et du Développement des Exportations, en partenariat avec le Secrétariat général de la Ligue des États arabes. L'objectif annoncé est notamment d'informer les entreprises sur les conditions d'accès aux marchés arabes et d'identifier les obstacles rencontrés à l'exportation.

Sur les huit premiers mois de 2026, les exportations tunisiennes ont atteint 44 671,6 millions de dinars, en hausse de 8 % sur un an. Mais l'Union européenne en absorbe encore 70,2 %, soit 31 346,4 MD. Les marchés arabes présentent des trajectoires très contrastées. Sur la même période, les exportations ont progressé de 76,6 % vers l'Égypte et de 50,4 % vers l'Arabie saoudite. Elles ont reculé de 25,1 % vers le Maroc, de 13,1 % vers l'Algérie et de 1,1 % vers la Libye.

La suppression des droits de douane n'élimine pas les autres difficultés d'accès aux marchés. Règles d'origine, normes, certification, procédures et logistique peuvent continuer à freiner les échanges, tandis que les exportations tunisiennes restent fortement concentrées sur l'Union européenne. Le tarif zéro ne règle pas tout, selon les experts. La GZALE réduit l'obstacle tarifaire, mais l'accès effectif au marché dépend aussi des règles d'origine, des normes, de la certification, des procédures administratives et de la logistique.

La région de Sfax, fortement exportatrice, est particulièrement concernée par ces enjeux. Mais aucune donnée officielle récente identifiée ne permet de mesurer sa part exacte dans les exportations tunisiennes vers la zone arabe. Le défi est donc moins de disposer d'un accord commercial que de transformer cet avantage juridique en flux d'affaires durables.

L'atelier de Sfax a pour but d'informer les entreprises sur les conditions d'accès aux marchés arabes et d'identifier les obstacles rencontrés à l'exportation. Les participants ont discuté des moyens de réduire les barrières non tarifaires et d'améliorer la logistique et les procédures administratives. Le but est de faciliter les échanges commerciaux entre la Tunisie et les pays arabes.

Selon le CEPEX, les exportations tunisiennes vers la Libye ont représenté 2 469 MD en 2025. La Libye demeure un marché significatif pour les entreprises tunisiennes, malgré une baisse de 1,1 % des exportations sur les huit premiers mois de 2026. Les entreprises tunisiennes doivent s'adapter aux spécificités de chaque marché arabe pour réussir.

La Tunisie bénéficie d'un cadre préférentiel pour vendre dans une grande partie du monde arabe, mais les résultats sont mitigés. Les exportations tunisiennes vers les marchés arabes doivent être boostées pour diversifier les débouchés commerciaux. Les autorités tunisiennes et les entreprises doivent travailler ensemble pour surmonter les obstacles et tirer parti des opportunités offertes par la GZALE.

Key points

  • Les exportations tunisiennes restent fortement concentrées sur l'Union européenne.
  • La suppression des droits de douane ne suffit pas à développer les exportations tunisiennes vers les marchés arabes.
  • La GZALE réduit l'obstacle tarifaire, mais l'accès effectif au marché dépend aussi des règles d'origine, des normes, de la certification, des procédures administratives et de la logistique.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.