L'intersyndicale de l'éducation en Guinée, composée du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), du Syndicat national de l'éducation (SNE) et de la Fédération syndicale professionnelle de l'éducation (FSPE), a dénoncé l'inapplication de certains points du protocole d'accord signé le 3 janvier 2026. Les syndicats exigent le respect de cet accord, notamment l'engagement direct des enseignants contractuels ayant obtenu la moyenne lors du dernier concours à la Fonction publique.
Le gouvernement a lancé le recrutement de 6 000 enseignants le 21 septembre, mais l'intersyndicale de l'éducation exige l'engagement des 4 500 enseignants contractuels communaux recalés lors du précédent concours. Aboubacar Soumah, le président du SLECG, déclare que leurs droits sont violés et que le recrutement lancé fait fi des points indiqués dans le protocole d'accord.
L'intersyndicale exige également le déblocage des salaires des enseignants contractuels, la régularisation du cas des enseignants recyclés dans les écoles normales d'instituteurs pour un changement de grade, l'engagement des enseignants contractuels à la Fonction publique, la finalisation et la signature avant la rentrée du Statut particulier de l'éducation, ainsi que l'application des primes de fonction en faveur des hauts responsables de l'éducation.
Si le gouvernement ne respecte pas ces revendications avant l'ouverture des classes, il n'y aura pas de rentrée apaisée le 5 octobre prochain, prévient Aboubacar Soumah. La secrétaire générale du SLECG, Kadiatou Bah, exprime son désagrément et sa déception face à la violation flagrante du protocole d'accord signé le 3 janvier dernier.
Le secrétaire général du SNE, Michel Pépé Balamou, précise que l'intersyndicale de l'Éducation n'est pas opposée à l'organisation d'un concours, mais exhorte au respect du protocole d'accord de janvier dernier. Il estime que les 4 500 enseignants contractuels communaux recalés ne devraient pas reprendre le concours en pratique de classe.
Le gouvernement a répondu à la demande d'audience de l'intersyndicale de l'éducation et a programmé une rencontre le 24 septembre pour échanger sur des préoccupations relatives au personnel enseignant. Le ministre de la Fonction publique, Faya François Bourouno, souhaite trouver des solutions inclusives et consensuelles avec les syndicats.
Les syndicats de l'éducation en Guinée sont déterminés à faire respecter leurs droits et à améliorer leurs conditions de travail. La grève de décembre 2025 est suspendue, mais elle pourrait être relancée si les revendications des syndicats ne sont pas prises en compte.
Key points
- Les syndicats exigent le respect du protocole d'accord de janvier 2026.
- Le gouvernement a programmé une rencontre avec les syndicats le 24 septembre.
- La rentrée des classes est prévue pour le 5 octobre prochain.