Le président national de l'Association africaine de défense des droits de l'Homme (ASADHO), Jean-Claude Katende, a récemment pris position devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève. Il a exprimé ses inquiétudes quant à la situation politique en République démocratique du Congo. La proposition de loi fixant les conditions d'organisation du référendum en RDC et les velléités de modification de la Constitution ont été au centre de ses préoccupations.
Selon Jean-Claude Katende, ces éléments constituent des sujets de grande inquiétude dans un contexte où le pays reste divisé par la guerre. Il a dénoncé les conséquences que pourraient avoir ces initiatives sur la stabilité sociopolitique du pays. Le Conseil des droits de l'homme a été invité à prendre en compte ces éléments dans ses recommandations aux autorités congolaises.
La proposition de loi relative à l'organisation du référendum en RDC a été initiée par le professeur Paul-Gaspard Ngondankoy Nkoy Ea Loongya. Elle a été inscrite au calendrier des travaux de la session de septembre en cours à l'Assemblée nationale. Cette proposition de loi vise à doter la RDC d'un cadre juridique spécifique pour l'organisation des référendums.
Le débat autour de cette proposition de loi est très divisé au sein de la classe socio-politique congolaise. Jean-Claude Katende avait déjà qualifié la proposition de loi sur le référendum d'« anticonstitutionnelle » en juin 2026. Il a également mis en cause l'indépendance de la Cour constitutionnelle après sa décision de déclarer la proposition conforme à la Constitution.
Outre la question constitutionnelle, Jean-Claude Katende a insisté sur la nécessité de préserver les capacités d'action de la société civile congolaise. Il a demandé au Conseil des droits de l'homme d'exiger des autorités congolaises l'ouverture de l'espace civique. Le soutien financier aux activités de la société civile et à la protection des défenseurs des droits humains a également été jugé nécessaire.
La situation politique en RDC reste préoccupante. Les velléités de changement de la Constitution et la proposition de loi sur le référendum alimentent les tensions. Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU est appelé à jouer un rôle important dans la préservation des droits humains et de la stabilité dans le pays.
Key points
- La proposition de loi sur le référendum en RDC a été déclarée conforme à la Constitution par la Cour constitutionnelle.
- Jean-Claude Katende craint que ces initiatives ne créent des troubles sociopolitiques dans un pays déjà divisé par la guerre.
- La société civile congolaise demande la préservation de ses capacités d'action et l'ouverture de l'espace civique.