Le ralentissement structurel de l'économie chinoise entraîne une redistribution des cartes du commerce continental africain. Selon un rapport de l'Atlantic Council, cette mutation crée des perdants parmi les producteurs de matières premières traditionnelles et des gagnants parmi les exportateurs de minerais critiques. L'OCDE prévoit une croissance du PIB chinois de 4,5 % en 2026 et de 4,3 % en 2027.

La croissance chinoise de 4,3 % au deuxième trimestre 2026 est la plus basse depuis fin 2022. Cette faiblesse de la demande intérieure, conjuguée à la stagnation de la consommation et à la baisse des investissements, a rendu l'économie chinoise plus dépendante de la demande extérieure. Les exportations chinoises vers l'Afrique ont progressé de 25,7 % en 2025 et de 19,3 % depuis le début de 2026.

La Chine a cherché à consolider ses relations avec les pays africains en cultivant l'image d'un gigantesque marché pour leurs exportations et d'une source de stabilité économique. Mais l'évolution des dynamiques commerciales met ce récit à rude épreuve. Les économies africaines font face à des expositions très variables, selon leurs stades de développement, leurs structures industrielles et leurs mix d'exportation.

L'étude de cas des trois plus grands exportateurs du continent vers la Chine, l'Angola, la RD Congo et l'Afrique du Sud, illustre cette diversité d'impacts. La demande chinoise de pétrole et de matières premières faiblit, entraînant une baisse des exportations angolaises de pétrole brut vers la Chine. À l'inverse, les exportations congolaises de cuivre et de cobalt progressent rapidement.

Pour l'Afrique du Sud, les effets varient selon les minerais : stagnation du minerai de fer et du chrome, mais envolée des exportations d'or entre 2022 et 2024. L'afflux massif de produits chinois soumet les industries africaines établies à une pression concurrentielle accrue, menaçant de perpétuer la dépendance du continent aux exportations de matières premières brutes.

L'Afrique du Sud a pris des mesures de défense commerciale, imposant des droits antidumping sur l'acier chinois et envisageant des droits de douane sur les importations de véhicules en provenance de la Chine. La concurrence entre la Chine et l'Afrique sur les marchés tiers demeure un risque limité, car les exportations africaines sont dominées par les matières premières brutes.

Les pays africains doivent s'adapter à cette nouvelle donne économique et diversifier leurs exportations pour résister à la concurrence chinoise. Les gouvernements africains doivent également prendre des mesures pour protéger leurs industries nationales et promouvoir une croissance économique durable.

Key points

  • Les exportations chinoises vers l'Afrique ont progressé de 25,7 % en 2025 et de 19,3 % depuis le début de 2026.
  • La croissance du PIB chinois est prévue à 4,5 % en 2026 et à 4,3 % en 2027.
  • Les exportations congolaises de cuivre et de cobalt progressent rapidement, portées par une demande chinoise qui maintient les prix du cuivre à des niveaux très élevés.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.