Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a pris la parole jeudi 24 septembre devant l’Assemblée générale de l’ONU à New York pour répondre aux accusations de colonialisme visant Israël. Il a directement cité la France et le Royaume-Uni, auxquels il a opposé leur propre passé colonial. Cette prise de parole intervenait dans le contexte de critiques internationales portant sur les territoires palestiniens.

Netanyahou a contesté l’utilisation du terme de colonialisme pour décrire l’action de son pays et rappelé les dimensions historiques des empires français et britannique. « Parmi eux, il y a des gens au Royaume-Uni et en France. Bon sang, ce sont eux qui ont inventé le terme », a déclaré Netanyahou. Il a ensuite fait référence aux anciennes possessions coloniales des deux puissances européennes pour appuyer son argumentation.

Les déclarations de Netanyahou répondent à des critiques qui dépassent la guerre à Gaza. La politique israélienne en Cisjordanie fait régulièrement l’objet de condamnations françaises et européennes. Paris considère les colonies établies dans les territoires occupés depuis 1967 comme contraires au droit international et défend une solution reposant sur deux États.

Le sujet a également été porté devant la justice internationale. Dans un avis consultatif rendu en juillet 2024, la Cour internationale de Justice a estimé que la présence continue d’Israël dans le territoire palestinien occupé était illicite et que les nouvelles activités de colonisation devaient cesser. Israël a rejeté cette analyse de la situation.

À l’ONU, Netanyahou a défendu une lecture différente. Il a présenté Israël comme un pays de faible superficie entouré d’États beaucoup plus vastes et a contesté l’idée selon laquelle son pays poursuivrait un projet colonial. Des délégations ont quitté la salle pendant son discours, protestant contre les opérations militaires israéliennes dans les territoires palestiniens.

Le Premier ministre a aussi rejeté les accusations de génocide concernant les opérations israéliennes à Gaza. Ces accusations font l’objet de procédures internationales et sont contestées par le gouvernement israélien. La France et le Royaume-Uni maintiennent pour leur part leurs critiques de la colonisation israélienne et leur soutien à une solution à deux États.

En choisissant de rappeler l’histoire coloniale française et britannique, Netanyahou a cherché à contester la légitimité de cette accusation plutôt qu’à répondre uniquement à la politique actuelle de Paris et de Londres. Les relations avec plusieurs capitales européennes se sont tendues autour de Gaza, de la Cisjordanie et de la perspective d’un État palestinien.

Key points

  • Netanyahou a cité la France et le Royaume-Uni pour contester les accusations de colonialisme.
  • La Cour internationale de Justice a estimé que la présence israélienne dans les territoires palestiniens était illicite.
  • Des délégations ont quitté la salle pendant le discours de Netanyahou pour protester contre les opérations israéliennes.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.