Les États-Unis ont entamé des négociations avec plusieurs pays alliés pour les inciter à prendre en charge une partie des coûts de réparation des bases américaines endommagées par les frappes iraniennes au Koweït, à Bahreïn et dans d'autres pays du Golfe. Selon le Wall Street Journal, ces discussions ont lieu en raison de la situation des sites, dont beaucoup appartiennent aux pays hôtes ou sont partagés avec eux.

Les dégâts causés par les frappes iraniennes sont considérables. Le Wall Street Journal a recensé 274 structures endommagées sur 24 installations qui accueillent des forces américaines, grâce à des images satellites. Le Pentagone évalue les dégâts à 5 milliards de dollars au minimum, mais une autre personne informée du dossier a estimé que la note pouvait monter à 15 milliards.

Le centre de recherche CSIS, basé à Washington, estime que la reconstruction des seuls bâtiments dépasserait 4 milliards, sans compter le matériel qu'ils contenaient. Le contrôleur financier du Pentagone, Jules Hurst, avait reconnu devant des parlementaires que le département ne possédait pas encore "de chiffre définitif sur les dégâts causés à nos installations à l'étranger".

Les frappes iraniennes ont également mis en évidence une erreur d'appréciation de l'armée américaine, qui avait sous-estimé les capacités de tir de l'Iran. Des experts ont souligné que cette erreur avait laissé certaines bases moins protégées que d'autres. Les premières semaines de la guerre ont confirmé ce constat, avec au moins 119 bâtiments touchés sur 13 installations pendant les deux premières semaines.

L'inspecteur général du Pentagone a ensuite reconnu que les frappes iraniennes avaient détruit ou endommagé "des centaines de bâtiments et de structures" dans huit pays de la région, du Koweït à la Jordanie. La base de Muwaffaq Salti en Jordanie a subi l'une des attaques les plus meurtrières, avec trois militaires américains tués et une vingtaine de bâtiments abîmés.

Les pertes subies par l'armée américaine ont rendu la question des réparations plus urgente, mais elles posent aussi celle de l'intérêt de tout reconstruire. Le journal ajoute que certaines infrastructures ne seront peut-être jamais remises en état, et que le Pentagone a étudié l'idée d'éloigner ses installations de l'Iran, y compris en quittant le Koweït et l'Arabie saoudite.

Cette facture s'ajoute à celle de la guerre, lancée le 28 février, que le Wall Street Journal estime à 47,1 milliards de dollars au 16 octobre. Les négociations avec les alliés pour partager les coûts de réparation des bases américaines endommagées sont en cours, mais un retrait des installations de l'Iran pourrait laisser les alliés plus exposés.

Key points

  • Les États-Unis évaluent les dégâts à 5 milliards de dollars au minimum.
  • Le centre de recherche CSIS estime que la reconstruction des seuls bâtiments dépasserait 4 milliards.
  • Les frappes iraniennes ont détruit ou endommagé des centaines de bâtiments et de structures dans huit pays de la région.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.