L'indice FAO des prix alimentaires a atteint 136,0 points en septembre 2026, son niveau le plus élevé depuis novembre 2022. Cela représente une hausse de 1,5 % par rapport à août et de 5,8 % sur un an. Cette augmentation est principalement due à la hausse des prix des céréales, du sucre et des huiles végétales. Les économies exposées aux importations doivent surveiller ces postes pour anticiper les impacts sur leur marché agricole.
Les céréales sont le premier canal à surveiller, avec une hausse de 5,1 % de l'indice FAO des céréales en un mois. Le blé a gagné 6,3 % et le maïs 5,6 %. La FAO attribue ces mouvements aux contraintes logistiques en mer Noire et aux inquiétudes sur les récoltes et les coûts de transport. Les perspectives commerciales sont également affectées, avec une baisse de 0,7 % de la prévision du commerce mondial de céréales pour 2026-2027.
Le sucre affiche la plus forte hausse mensuelle, à +6,1 %, sur fond d'inquiétudes météorologiques dans plusieurs grandes zones productrices. Les huiles végétales progressent plus modérément, de 0,9 %, principalement sous l'effet de l'huile de palme. Les consommateurs maghrébins doivent prendre en compte les cycles d'achat, les stocks disponibles, le taux de change, les coûts de fret et les mécanismes nationaux de prix pour anticiper les impacts sur les prix de détail.
La pression revient sur les marchés agricoles mondiaux, mais les prix de détail ne devraient pas augmenter dans les mêmes proportions que les cours internationaux. L'indice FAO mesure les cours internationaux d'un panier de matières premières, pas directement les prix payés dans les magasins. Les économies exposées aux importations doivent surveiller les céréales, le sucre et les huiles pour anticiper les impacts sur leur marché agricole.
La FAO a abaissé de 0,7 % par rapport à septembre sa prévision du commerce mondial de céréales pour 2026-2027. Celui-ci est désormais attendu à 505,8 millions de tonnes, en recul de 3,5 % sur un an, notamment sous l'effet des contraintes d'expédition en mer Noire. Les consommateurs maghrébins doivent prendre en compte ces éléments pour anticiper les impacts sur les prix de détail.
Les cycles d'achat, les stocks disponibles, le taux de change, les coûts de fret et les mécanismes nationaux de prix peuvent accélérer, retarder ou amortir le choc des hausses de prix mondiaux. Les céréales apparaissent ainsi comme le premier canal potentiel à surveiller, devant le sucre et les huiles. Mais sans données nationales actualisées sur les achats et les prix de détail, parler dès maintenant d'une hausse certaine pour les ménages serait prématuré.
Les données clés de l'indice FAO des prix alimentaires pour septembre 2026 sont les suivantes : indice FAO, 136,0 points ; variation mensuelle, +1,5 % ; céréales, +5,1 % ; sucre, +6,1 % ; huiles végétales, +0,9 % ; commerce céréalier 2026-2027, 505,8 Mt ; -3,5 % sur un an ; prévision réduite de 0,7 % par rapport à septembre FAO.
Key points
- L'indice FAO des prix alimentaires atteint 136,0 points en septembre 2026.
- Les céréales, le sucre et les huiles végétales sont les principaux postes à surveiller.
- La hausse des prix mondiaux ne signifie pas nécessairement une hausse des prix de détail dans les mêmes proportions.