Depuis plusieurs années, la rumeur d'un lien possible entre l'utilisation des téléphones portables et le cancer du cerveau a régulièrement resurgi sur les réseaux sociaux et dans les débats publics au Togo. Cette inquiétude est alimentée par la crainte des radiations émises par les smartphones. Cependant, selon les données scientifiques disponibles, il n'existe aucune preuve d'un lien causal entre l'utilisation du téléphone portable et le cancer du cerveau. Les grandes synthèses d'études publiées ces dernières années ne montrent pas de preuve d'un tel lien.

L'origine de cette rumeur repose souvent sur une confusion entre les notions de radiofréquences émises par les téléphones portables et les risques sanitaires graves associés au mot "rayonnement". Sur Internet, cela suffit parfois à créer une alerte virale. Mais les radiofréquences émises par les téléphones portables ont fait l'objet de nombreuses recherches destinées à déterminer leurs éventuels effets sur la santé. Les experts togolais soulignent que ces rumeurs ne s'appuient généralement ni sur une lecture rigoureuse des études, ni sur une expertise médicale sérieuse.

En 2011, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), avait classé les radiofréquences des téléphones portables dans la catégorie des "cancérogènes possibles". Mais cette classification ne voulait pas dire que le téléphone pouvait causer le cancer, mais que les données disponibles à l'époque étaient limitées et ne permettaient pas d'exclure une association. Depuis, les données scientifiques se sont accumulées.

Une vaste revue systématique commandée par l'OMS et publiée dans la revue scientifique Environment International en 2024 a examiné des décennies de recherches sur l'exposition aux ondes radio et ses effets potentiels sur la santé. Cette synthèse n'a pas mis en évidence d'augmentation du risque ou de l'incidence de cancers de la tête chez les utilisateurs de téléphones portables, même chez ceux qui s'en servent depuis plus de dix ans.

Cette conclusion est importante, parce qu'elle ne repose pas sur une seule étude isolée, mais sur l'ensemble des travaux jugés les plus pertinents, ce qui donne plus de poids au résultat final. En d'autres termes, si un risque important existait réellement, il devrait apparaître de façon cohérente dans les données accumulées depuis des années. Or, ce n'est pas ce que montrent les analyses récentes.

Selon un article publié par le Service Public français d'information en santé en janvier 2026, de nombreuses études menées sur le sujet n'ont pas identifié de lien entre l'usage du téléphone portable et le risque de tumeurs de la tête et du cou. L'article précise que plusieurs dizaines d'études ont été menées sur le sujet.

Les experts togolais rappellent que les téléphones portables sont utilisés par des millions de personnes au Togo et dans le monde entier, et qu'il est important de s'appuyer sur des données scientifiques solides pour évaluer les risques potentiels. Ils encouragent les populations à utiliser les téléphones portables de manière responsable et à suivre les recommandations des autorités sanitaires.

Key points

  • Les experts togolais démentent tout lien de causalité entre l'utilisation des téléphones portables et le cancer du cerveau.
  • Les données scientifiques disponibles ne montrent pas de preuve d'un lien causal entre l'utilisation du téléphone portable et le cancer du cerveau.
  • Les experts encouragent les populations à utiliser les téléphones portables de manière responsable et à suivre les recommandations des autorités sanitaires.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.