Les élections législatives en Israël se sont déroulées récemment, et les résultats provisoires du 29 octobre 2026 indiquent que le bloc de Benjamin Netanyahu, chef du Likoud, obtiendrait 53 sièges sur les 120 de la Knesset. L'opposition, conduite par Gadi Eisenkot, chef de Yashar, en recueillerait 48. Les partis arabes, notamment la Liste commune et Ra'am, totaliseraient 19 sièges, une percée inédite qui renforce leur poids dans les rapports de force parlementaires.

Aucun camp n'atteint les 61 sièges nécessaires pour gouverner seul, ce qui signifie que Netanyahu conserve une position centrale sans disposer d'une majorité. L'opposition ne peut pas davantage accéder au pouvoir sans élargir ses alliances ou obtenir un soutien extérieur. La formation du prochain gouvernement dépendra de la capacité des partis à dépasser leurs lignes rouges et à trouver un compromis.

Un premier scénario envisage un gouvernement d'union nationale, qui répondrait aux objectifs régionaux de Washington. Cette option permettrait à Netanyahu de rester au pouvoir tout en réduisant l'influence de ses alliés les plus radicaux, tels qu'Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich. Pour Washington, l'enjeu est concret, notamment en ce qui concerne la mise en œuvre de la deuxième phase du plan pour Gaza.

Un deuxième scénario envisage un gouvernement minoritaire conduit par Eisenkot, avec le soutien extérieur des députés arabes. Les 19 sièges obtenus par les partis arabes pourraient permettre à l'opposition de contourner son absence de majorité. Cependant, cette formule se heurte aux divergences internes de l'opposition, qui refuse une coalition dépendante des partis arabes.

Un troisième scénario envisage l'échec des négociations et de nouvelles élections. Si aucun compromis n'émerge, Benyamin Netanyahu pourrait rester à la tête d'un gouvernement intérimaire. Les consultations et les tentatives de coalition prolongeraient alors l'incertitude politique, avec des conséquences régionales, notamment en ce qui concerne la normalisation avec l'Arabie saoudite.

Les États-Unis cherchent à avancer sur les arrangements sécuritaires avec la Syrie, à consolider les accords avec le Liban et à élargir les accords d'Abraham à l'Arabie saoudite. La difficulté est d'abord politique, notamment pour Netanyahu, qui devrait se séparer de partenaires qui ont assuré sa majorité, et pour Eisenkot, qui devrait accepter de participer à un gouvernement dirigé par son rival.

En conclusion, un gouvernement d'union est possible en Israël, mais exigerait une rupture politique entre les composantes de l'actuelle majorité. Une coalition minoritaire offrirait une alternative fragile, exposée aux divergences internes et aux pressions de ses adversaires. Faute de compromis, Netanyahu pourrait se maintenir provisoirement au pouvoir, au risque de prolonger le blocage politique et de relancer la guerre contre l'Iran.

Key points

  • Les résultats provisoires des élections législatives en Israël donnent le bloc de Benjamin Netanyahu 53 sièges sur 120.
  • Un gouvernement d'union nationale est un scénario possible pour la formation du gouvernement israélien.
  • Les partis arabes ont obtenu 19 sièges, une percée inédite qui renforce leur poids dans les rapports de force parlementaires.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.