Le troisième Sommet Russie-Afrique, qui a réuni plus d'une vingtaine de chefs d'État et de gouvernements du continent, s'est soldé par l'adoption d'une déclaration finale de 47 pages. Ce document énumère un total de "101 points" et a été adopté jeudi 29 octobre. La déclaration finale reprend cinq axes majeurs : la sécurité, la coopération politique et juridique, le commerce et l'économie, les sciences et les questions humanitaires, ainsi que l'environnement et le climat.
L'Afrique et la Russie ont réaffirmé leur volonté de coopérer conformément aux principes de l'ONU sur la souveraineté des États, la non-ingérence et la recherche des "solutions africaines aux problèmes africains". Les deux parties souhaitent un partenariat "mutuellement avantageux, égalitaire et multiforme" qui adhère aux principes de la charte des Nations-Unies. Le président Vladimir Poutine a souligné que l'Afrique a besoin de solutions pour gérer ses ressources à sa discrétion et accumuler des capitaux importants.
La déclaration finale appelle à un monde "juste, équilibré et équitable" fondé sur le multipartisme et le respect de la souveraineté des États. Les deux parties souhaitent construire "des nouveaux ponts" pour promouvoir la sécurité collective, développer le tissu économique du continent, favoriser l'investissement productif et réduire la dépendance alimentaire. La Russie et les pays africains souhaitent également privilégier le dialogue, la négociation et la médiation pour prévenir les conflits et favoriser le règlement pacifique des crises.
S'agissant de la sécurité, la Russie et l'Afrique conviennent de mettre en place un mécanisme permanent de dialogue de haut niveau consacré notamment à la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme, ainsi qu'aux questions de sécurité alimentaire et informationnelle. Les deux parties ont également affiché une volonté commune d'aider à la réforme du Conseil de sécurité des Nations-Unies et au renforcement de la représentation du continent dans toutes les instances internationales.
Le volet économique de la déclaration finale est consacré à la promotion des échanges commerciaux, des investissements, des sciences technologiques et de l'intelligence artificielle. Les deux parties ont accordé une place cruciale à la coopération économique et souhaitent accroître et diversifier les échanges commerciaux et les investissements. La déclaration finale met également l'accent sur la coopération financière, industrielle, agricole et logistique, ainsi que sur la mise en place de mécanismes de paiement fiables et durables.
La coopération humanitaire et scientifique est un autre axe important de la déclaration finale, avec 19 points sur les sciences, l'éducation, la santé, la culture, le sport, la jeunesse et les médias. Les deux parties souhaitent multiplier les partenariats entre établissements d'enseignement supérieur, développer les échanges d'étudiants et encourager les programmes communs de recherche. La déclaration finale fait également mention de l'initiative africaine "Mission 300", censée permettre au continent de fournir un accès à l'électricité à 300 millions de personnes en Afrique d'ici à 2030.
L'environnement et le changement climatique sont également des préoccupations importantes pour les deux parties, avec dix points consacrés à ces questions. Les deux parties souhaitent développer des initiatives communes portant sur la lutte contre le changement climatique, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le reboisement et l'adaptation aux conséquences du réchauffement climatique. La question de l'accès à l'eau et de la lutte contre sa raréfaction figure également parmi les préoccupations exprimées.
Key points
- L'Afrique et la Russie ont adopté une déclaration finale pour promouvoir un partenariat "mutuellement avantageux" et "équitable".
- La déclaration finale contient 101 points et reprend cinq axes majeurs : la sécurité, la coopération politique et juridique, le commerce et l'économie, les sciences et les questions humanitaires, ainsi que l'environnement et le climat.
- Les deux parties souhaitent construire "des nouveaux ponts" pour promouvoir la sécurité collective, développer le tissu économique du continent et favoriser l'investissement productif.