Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a lancé un appel à la conclusion d'un accord pour résoudre la crise iranienne et rétablir la stabilité régionale. Cette déclaration a été faite lors de la visite au Caire du directeur de la Central Intelligence Agency (CIA) John Ratcliffe, selon des sources médiatiques internationales. L'Égypte a exprimé son plein soutien aux efforts visant à parvenir à un accord global pour résoudre la crise iranienne.
Le président égyptien a souligné que son pays réaffirme son rejet de toute atteinte à la sécurité et à la souveraineté des États arabes. Il a également insisté sur la nécessité de résoudre les crises régionales par la voie diplomatique et de s'attaquer à leurs causes profondes. Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions régionales accrues après les attaques lancées en février par les États-Unis et Israël contre l'Iran.
Les tensions entre l'Iran et les États-Unis ont conduit à des frappes contre des pays de la région abritant des installations militaires américaines. L'Iran avait également fermé le détroit d'Ormuz, l'une des principales voies maritimes mondiales pour le transport de pétrole et de gaz. Cependant, Washington et Téhéran sont parvenus en juin à un accord visant à mettre fin aux hostilités et à rouvrir le détroit d'Ormuz à la navigation.
Cet accord a toutefois été fragilisé par des divergences concernant les modalités de navigation et de sécurité dans cette voie maritime stratégique. Les parties prenantes doivent encore régler ces questions pour assurer la mise en œuvre intégrale de l'accord. Le président égyptien a salué les efforts des médiateurs pour appliquer la feuille de route relative au cessez-le-feu dans la bande de Gaza.
Abdel Fattah al-Sissi a réaffirmé l'engagement de l'Égypte à consolider la trêve, protéger les civils, garantir l'acheminement de l'aide humanitaire et créer les conditions nécessaires à un processus politique conduisant à une solution à deux États. Le président américain Donald Trump avait annoncé un plan en 20 points visant à mettre fin à la guerre à Gaza.
Ce plan prévoyait notamment la libération des captifs israéliens, le désarmement du Hamas, un retrait partiel de l'armée israélienne, la mise en place d'une administration technocratique et le déploiement d'une force internationale de stabilisation. La première phase du plan est entrée en vigueur le 10 octobre 2025, mais la deuxième phase prévoit un retrait plus large de l'armée israélienne, la reconstruction de Gaza et le lancement du processus de désarmement.
Israël continue toutefois d'occuper environ 70 % de la bande de Gaza et exige que les factions palestiniennes déposent les armes avant tout retrait. La guerre israélienne à Gaza a fait près de 74 000 morts et plus de 174 000 blessés depuis octobre 2023, laissant l'enclave largement dévastée.
Key points
- L'Égypte soutient les efforts pour parvenir à un accord global pour résoudre la crise iranienne.
- Les tensions régionales se sont intensifiées après les attaques lancées en février par les États-Unis et Israël contre l'Iran.
- La guerre israélienne à Gaza a fait près de 74 000 morts et plus de 174 000 blessés depuis octobre 2023.