Le Mouvement général des entreprises du Congo (MOGEC) et le Fonds monétaire international (FMI) ont tenu une séance de travail le 1er octobre à Brazzaville. Cette rencontre a permis de dresser un état des lieux de l’écosystème entrepreneurial national et d’examiner les mécanismes d’apurement de la dette intérieure commerciale. Le MOGEC et le FMI ont discuté des leviers essentiels pour soutenir la croissance économique du pays.
Le MOGEC a exposé les attentes du secteur privé concernant le suivi des réformes réglementaires. L’organisation patronale a souligné l’importance de l’application du décret n° 2023-1579 et la publication des conclusions de la deuxième phase de l’audit de la dette intérieure commerciale. Le MOGEC a également insisté sur la nécessité de finaliser le traitement des créances de la période 2022-2024.
Le MOGEC a exprimé ses préoccupations concernant l’application des dispositions de l’article 130 du Code des marchés publics. L’organisation a émis le vœu de voir s’ouvrir une concertation sur la pratique actuelle des décotes appliquées aux créances auditées. Le MOGEC souhaite garantir un cadre contractuel équitable et sécurisant pour les opérateurs économiques.
Le MOGEC a proposé l’instauration d’un mécanisme de titrisation d’une partie des créances, à hauteur de 100 milliards de FCFA. Ce dispositif pragmatique devrait permettre de mobiliser rapidement des liquidités pour relancer les investissements privés et stimuler l’activité économique globale. Le MOGEC sollicite le soutien technique et le plaidoyer des équipes du FMI auprès des autorités congolaises.
La séance de travail entre le MOGEC et le FMI s’est tenue en marge des consultations menées par la mission officielle de cette institution financière depuis le 24 septembre. Le MOGEC a réaffirmé son engagement total aux côtés du gouvernement congolais et des partenaires internationaux pour bâtir une économie nationale résiliente, transparente et compétitive.
Le MOGEC et le FMI ont discuté des mécanismes de paiement de la dette intérieure commerciale due par l’État aux opérateurs économiques congolais. Le MOGEC a souligné l’importance de la fluidification de ces paiements pour préserver la trésorerie des entreprises et éviter d’alourdir davantage l’enveloppe de la dette.
Le MOGEC et le FMI ont convenu de poursuivre leurs discussions pour trouver des solutions aux défis liés à la dette intérieure commerciale. Le MOGEC reste optimiste quant à la possibilité de trouver des solutions pour soutenir la croissance économique du pays.
Key points
- Le MOGEC et le FMI discutent des mécanismes de paiement de la dette intérieure commerciale due par l’État aux opérateurs économiques congolais.
- Le MOGEC propose l’instauration d’un mécanisme de titrisation d’une partie des créances, à hauteur de 100 milliards de FCFA.
- Le MOGEC et le FMI ont convenu de poursuivre leurs discussions pour trouver des solutions aux défis liés à la dette intérieure commerciale.