Le modèle de croissance économique pour l’année 2027 en Tunisie vise un taux de croissance de 3,1 % et une hausse du taux d’investissement à 16,4 % du produit intérieur brut (PIB). Cette annonce a été faite par le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, lors d’une séance d’audition conjointe des commissions des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts(CNRD).

La réalisation de ces objectifs nécessite la stimulation de l’investissement privé, le renforcement des capacités d’investissement des entreprises et des établissements publics, ainsi que l’accélération de la réalisation des grands projets et des projets publics et privés. Abdelhafidh a souligné que les orientations économiques pour l’année prochaine prévoient d’accélérer la transition énergétique et de développer les énergies renouvelables, afin de réduire la dépendance énergétique et d’alléger les pressions sur les équilibres extérieurs.

Le ministre de l’Economie a évoqué les principaux fondamentaux de l’économie nationale, qui ont montré une résilience relative face aux chocs internes et externes. Il a également mentionné l’amélioration de la production agricole, notamment celle de l’huile d’olive, l’enregistrement d’un excédent de la balance alimentaire, outre les performances positives des industries mécaniques et électriques.

Abdelhafidh a mis en exergue une amélioration relative des flux d’investissements directs étrangers (IDE), la résilience des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger, le recul du taux de chômage et la stabilité de la notation souveraine. Cependant, il a souligné la capacité limitée de la croissance à générer des emplois, notamment au profit des diplômés de l’enseignement supérieur.

Le ministre de l’Economie a cité les difficultés structurelles du secteur textile et le recul de la production nationale d’énergie et de phosphate. Parmi les principaux défis figurent la faiblesse de l’investissement privé et la fragilité de la situation financière des entreprises publiques. Il a mis l’accent sur la nécessité de relancer la production de phosphate, de redynamiser l’investissement privé et de renforcer le rôle des entreprises publiques dans l’investissement.

Les orientations présentées pour soutenir la croissance mettent l’accent sur la diversification des marchés d’exportation et l’élargissement de la gamme des produits exportés, le développement du tourisme alternatif et la diversification de l’offre touristique. Elles prévoient également d’accélérer les investissements dans les énergies renouvelables, d’améliorer le climat des affaires et de promouvoir la transformation numérique.

Abdelhafidh a toutefois mis en garde contre les pressions persistantes liées aux tensions géostratégiques, au ralentissement de la demande extérieure et à l’aggravation des effets des changements climatiques. Il a évoqué l’aggravation du déficit énergétique, les pressions croissantes sur les réserves en devises et les risques de dépréciation du dinar.

Key points

  • La Tunisie vise une croissance économique de 3,1% en 2027.
  • Le gouvernement tunisien souhaite stimuler l'investissement privé et renforcer les capacités d'investissement des entreprises publiques.
  • Les orientations économiques pour 2027 prévoient d'accélérer la transition énergétique et de développer les énergies renouvelables.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.