La Fédération patronale des associations de presse de Guinée (FEPAP-GUI) a récemment formulé une demande auprès du gouvernement guinéen pour une augmentation significative de la subvention allouée à la presse privée. Lors de la présentation du bureau exécutif de la fédération aux responsables de la Haute Autorité de la Communication (HAC) à Kaloum, le président de la FEPAP-GUI, Amadou Tham Camara, a exprimé les principales préoccupations des acteurs des médias. Il a souligné les difficultés auxquelles les entreprises de presse sont confrontées et la nécessité de renforcer leur accompagnement.
Selon Amadou Tham Camara, le gouvernement guinéen accorde une subvention de 3 milliards de francs guinéens à la presse depuis 2009. Cependant, cette aide n'a pas été revalorisée malgré l'évolution du paysage médiatique et l'arrivée des plateformes numériques qui font perdre aux médias une grande partie de leurs recettes publicitaires. Le président de la FEPAP-GUI estime que cette subvention doit être revue à la hausse pour permettre aux médias de faire face à leurs engagements.
La FEPAP-GUI propose de porter la subvention à 15 milliards de francs guinéens. Cette demande s'inscrit dans le cadre d'une convention collective en élaboration, dont le processus est presque terminé. Amadou Tham Camara a souligné que la fédération entend contribuer à l'assainissement du secteur de la presse et travailler à l'élaboration de cette convention collective.
La rencontre avec la HAC intervient quelques semaines après la mise en place de la FEPAP-GUI. Le président de la fédération a présenté les priorités de la fédération et proposé une collaboration pour favoriser l'émergence d'entreprises de presse dynamiques et économiquement viables. La FEPAP-GUI souhaite travailler en toute responsabilité et en toute indépendance pour contribuer à la construction du pays.
Amadou Tham Camara a également souligné l'importance de la taxation des plateformes numériques comme Facebook, Google et TikTok, qui font perdre des recettes publicitaires aux médias. Il estime qu'une partie des revenus générés par cette taxation pourrait être affectée au soutien et au financement de la presse guinéenne.
Le président de la FEPAP-GUI a exprimé sa conviction qu'un mauvais journaliste vaut mieux qu'un bon blogueur. Il a souligné que la presse a appris de ses erreurs et qu'elle est prête à engager sa propre mutation et refondation pour jouer son rôle de quatrième pouvoir de manière responsable.
La FEPAP-GUI tend la main aux partenaires économiques et aux gouvernants pour travailler en collaboration et contribuer à la construction du pays. La fédération souhaite établir un nouveau pacte avec les gouvernants pour garantir son indépendance et sa responsabilité dans l'exercice de son rôle de quatrième pouvoir.
Key points
- La FEPAP-GUI demande une augmentation de la subvention gouvernementale allouée à la presse privée, passant de 3 à 15 milliards de francs guinéens.