L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté mercredi 28 octobre une résolution appelant à la levée de l’embargo économique imposé à Cuba par les États-Unis. Le vote a eu lieu avec 130 voix pour, 17 voix contre et 25 abstentions. Cette résolution est considérée comme un baromètre de la pression diplomatique exercée par les États-Unis sur les pays qui soutiennent traditionnellement Cuba.
La résolution sur la levée de l’embargo américain contre Cuba a perdu 35 voix favorables en un an, passant de 165 voix pour en 2025 à 130 voix pour en 2026. Dans le même temps, le nombre de votes contre a plus que doublé, passant de 7 à 17. Cette érosion du soutien à Cuba est attribuée à la diplomatie américaine qui a exercé des pressions sur plusieurs pays pour qu’ils changent de position.
Le Maroc et les Émirats arabes unis ont changé de camp et ont voté contre la résolution en 2026, après avoir soutenu Cuba l’année précédente. Le Maroc, qui a des relations étroites avec les États-Unis, a probablement agi pour s’attirer la bienveillance américaine sur la question du Sahara occidental. Les Émirats arabes unis, qui viennent de présenter la candidature de Lana Nusseibeh au poste de secrétaire général de l’ONU, ont également voté contre la résolution.
D’autres pays arabes, tels que Bahreïn et le Qatar, sont passés de la position favorable à l’abstention. La Jordanie et la Somalie, qui avaient soutenu Cuba en 2025, n’ont pas participé au vote en 2026. En revanche, l’Arabie saoudite, Oman et le Koweït ont maintenu leur soutien à Cuba, ainsi que la majorité des autres pays arabes, dont l’Algérie, l’Égypte, l’Irak, la Libye, la Mauritanie et la Tunisie.
La résolution adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU n’est pas juridiquement contraignante, ce qui signifie que les États-Unis ne sont pas obligés de lever l’embargo. Cependant, cette résolution reflète l’opinion de la communauté internationale et met la pression sur les États-Unis pour qu’ils réexaminent leur politique à l’égard de Cuba.
La campagne diplomatique américaine contre la résolution a été d’une rare intensité, avec des pressions exercées sur plusieurs pays pour qu’ils changent de position. Les États-Unis ont probablement utilisé des moyens de persuasion, tels que des promesses d’aide économique ou des menaces de représailles, pour obtenir le soutien de certains pays.
Malgré l’érosion du soutien à Cuba, la résolution conserve une majorité nette, ce qui montre que la communauté internationale reste largement favorable à la levée de l’embargo américain contre Cuba. L’Algérie, qui a maintenu son soutien à Cuba, s’inscrit dans cette majorité, aux côtés de nombreux autres pays arabes et latino-américains.
Key points
- Le Maroc et les Émirats arabes unis ont voté contre la résolution de l’ONU sur la levée de l’embargo américain contre Cuba.