Le directeur de cabinet adjoint à la présidence de la République, Meïssa Diakhaté, a ouvert mardi à Dakar la quatrième édition du colloque international du Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS). Cette rencontre de deux jours porte sur le thème “Repenser la résilience en Afrique : sécurité, gouvernance et développement durable”.

M. Diakhaté a souligné que la résilience ne doit pas être considérée comme une simple capacité à supporter les crises, mais comme un moyen d’en tirer les leçons pour réduire durablement les vulnérabilités. Il a représenté le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à cette occasion.

Selon M. Diakhaté, les crises doivent conduire à renforcer l’anticipation, la prévention et les politiques publiques, plutôt qu’à installer les populations dans une situation où elles seraient condamnées à subir les mêmes vulnérabilités. Il a affirmé qu’une société véritablement résiliente transforme l’épreuve en enseignement, l’urgence en capacité d’anticipation et la vulnérabilité en politique publique durable.

Le directeur de cabinet adjoint à la présidence sénégalaise a insisté sur la nécessité d’associer pleinement les jeunes et les femmes à la construction de cette résilience. Il a souligné que leur participation aux processus de décision et aux réponses apportées aux crises est essentielle.

M. Diakhaté a également souligné que les enjeux de sécurité dépassent désormais le seul cadre militaire pour embrasser d’autres problématiques telles que le terrorisme, l’extrémisme violent, la criminalité transnationale, les tensions communautaires et les déplacements de populations. Il a alerté sur les risques liés à l’intelligence artificielle, à la désinformation et aux contenus synthétiques susceptibles d’affaiblir la confiance des populations dans les institutions.

Pour que cette résilience soit une réelle solution aux problèmes, le directeur de cabinet adjoint à la présidence a plaidé pour l’adaptation au changement climatique, la transformation locale des matières premières, le développement de chaînes de valeur régionales, des capacités de recherche et de production de connaissances, des études prospectives et de la coopération entre pays africains.

Le colloque international du Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS) se poursuit à Dakar. Les participants vont explorer les pistes pour une résilience africaine fondée sur l’anticipation et la coopération.

Key points

  • La résilience doit être conçue comme un moyen de réduire durablement les vulnérabilités.
  • Les jeunes et les femmes doivent être associés pleinement à la construction de la résilience.
  • L'adaptation au changement climatique est essentielle pour une résilience africaine.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.