Le 22 septembre 2026, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a organisé une marche sur l'ensemble du territoire national. L'opposant Delly Sesanga a vivement réagi à cette marche, dénonçant un traitement partial du gouvernement à l'égard des manifestations politiques. Selon lui, la marche de l'UDPS a bénéficié d'un encadrement sécuritaire et d'un itinéraire concerté, contrairement à la marche de l'opposition qui avait été réprimée quelques jours auparavant.

Delly Sesanga, leader de la coalition C64, a exprimé son mécontentement face à la différence de traitement entre les deux manifestations. Il estime que la liberté de manifester ne peut être réservée qu'au seul parti au pouvoir. Sesanga considère que les conditions accordées à la marche de l'UDPS contrastent avec celles auxquelles l'opposition aurait été confrontée. Il a dénoncé ce qu'il considère comme une inégalité dans le traitement des manifestants.

Selon l'opposant, cette différence d'encadrement dépasse la seule question du dispositif sécuritaire. Elle concerne également l'exercice des libertés publiques et l'accès équitable à l'espace public pour les différentes forces politiques. Sesanga a fait observer que cette différence de traitement révèle une conception inquiétante des libertés publiques, garanties aux gouvernants mais refusées à leurs adversaires.

Delly Sesanga a rappelé les conditions accordées au parti au pouvoir et celles réservées à l'opposition. Il a souligné que lorsque la rue est interdite à l'opposition mais aménagée pour le parti au pouvoir, la démocratie n'est plus qu'un discours creux. À travers ce coup de gueule, Sesanga remet sur la table la question de l'égalité dans le cadre de manifestations politiques.

Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme (BCNUDH) a récemment dévoilé son rapport semestriel, faisant état de près de 3 000 violations des droits humains en six mois. Le rapport souligne que les droits humains sont encore gravement menacés en RDC. Cette situation est préoccupante, notamment dans le contexte des manifestations politiques.

La marche de l'UDPS a été organisée dans plusieurs villes du pays, avec un dispositif sécuritaire important. Le gouvernement a justifié cette mesure par la nécessité de garantir la sécurité des manifestants. Cependant, l'opposition a dénoncé cette décision, estimant qu'elle était destinée à intimider les manifestants.

La question de l'égalité dans le cadre de manifestations politiques est revenue sur le devant de la scène. Les différents acteurs politiques ont été invités à se prononcer sur cette question. Le traitement partial du gouvernement à l'égard des manifestations politiques est une préoccupation majeure pour les défenseurs des droits humains.

Key points

  • L'opposant Delly Sesanga dénonce un traitement partial du gouvernement à l'égard des manifestations politiques.
  • La marche de l'UDPS a bénéficié d'un encadrement sécuritaire et d'un itinéraire concerté.
  • Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme a relevé près de 3 000 violations des droits humains en six mois.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.