Le président américain, Donald Trump, a déclaré hier qu'il pensait que les Etats-Unis concluraient un accord avec l'Iran après les élections de mi-mandat du 3 novembre. S'exprimant devant l'Assemblée générale des Nations unies, il a ajouté que l'Iran attendait de voir comment il s'en sortirait aux élections de mi-mandat. Trump a précisé qu'il devait prendre une grande décision concernant l'Iran, soit conclure un accord avec Téhéran, soit "anéantir" la République islamique.

Un haut responsable iranien a déclaré hier que la délégation iranienne actuellement à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies disposait des pleins pouvoirs pour relancer le dialogue diplomatique avec Washington. Selon lui, l'Iran peut rouvrir le détroit d'Ormuz d'ici sept jours si les États-Unis allègent la pression militaire et lèvent leur blocus sur les ports iraniens. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions accrues entre l'Iran et les États-Unis.

Les réunions de haut niveau de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies ont débuté hier, au siège de l'ONU à New York, avec la participation d'environ 130 chefs d'État et de gouvernement. Le débat général, les réunions de haut niveau, les événements et les rencontres bilatérales relatifs aux travaux de l'Assemblée générale se poursuivront jusqu'au 28 septembre. Les dirigeants mondiaux et les représentants des États prononceront des discours sur des questions internationales d'actualité.

La prise de contrôle de Bab el Mandeb par les Houthis, alliés de l'Iran, vient compliquer davantage la donne dans la région, alors que l'impasse se poursuit au sujet du détroit d'Ormuz, et, plus généralement, au sujet du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis. Les différentes crises régionales sont désormais difficiles à dissocier. L'enjeu dépasse désormais le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis.

Téhéran sait que Washington ne risque pas de mener de grosses frappes maintenant, du moins jusqu'aux élections de mi-mandat. Il exploite donc la conjoncture interne américaine pour doubler la pression à travers ses alliés. Il s'agit d'une stratégie de pression sur plusieurs fronts. L'Iran sait que Bab el-Mandeb représente un instrument stratégique de pression supplémentaire, aux côtés d'Ormuz.

La pression sur l'économie mondiale est, en effet, réelle. Les répercussions sur les coûts du transport maritime et sur les prix du pétrole se font déjà sentir. Dès la prise de Bab el-Mandeb par les Houthis, le pétrole a dépassé la barre symbolique des 100 dollars, provoquant une flambée des taux d'intérêts souverains des Etats, sur fond de montée d'inflation des grandes économies.

Les États-Unis s'opposent tout autant à la Cour pénale internationale, a déclaré Donald Trump à la tribune de l'ONU. Il a appelé tous les pays membres de la CPI à se retirer officiellement et immédiatement de cette institution hors de contrôle.

Key points

  • Les États-Unis et l'Iran pourraient conclure un accord après les élections de mi-mandat.
  • L'Iran dispose des pleins pouvoirs pour relancer le dialogue diplomatique avec Washington.
  • La prise de contrôle de Bab el Mandeb par les Houthis complique la donne dans la région.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.