La voie ferrée reliant Béjaïa à Alger a été bloquée pour le troisième jour consécutif au niveau de la gare ferroviaire de Béni Mansour. Des protestataires de la région réclament du travail, selon un responsable de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) à la gare principale de Béjaïa. Ce mouvement de protestation a débuté jeudi dernier.
Les jeunes de la localité de Béni Mansour demandent à être recrutés par l’entreprise nationale Cosider, chargée de réaliser les travaux de dédoublement et de réhabilitation de la voie ferrée Béni Mansour – Béjaïa sur 87 km. Le projet, inscrit en 2008, a un montant de 106 milliards de dinars et un délai de réalisation de 60 mois.
Le projet prévoit la suppression des 98 passages à niveau existants sur le tracé de cette voie ferrée, ainsi que la construction de 55 ouvrages d’art, dont trois tunnels, et la rénovation des neuf gares ferroviaires se trouvant sur la ligne Béjaïa – Béni Mansour. Une fois réceptionné, le train pourra passer d’une vitesse de 70 km/h à 160 km/h pour le transport de voyageurs et à 100 km/h pour le transport de marchandises.
L'action de protestation a fortement pénalisé des milliers d’usagers de cette ligne, empruntée quotidiennement par des travailleurs et des étudiants. La SNTF assure deux départs par train à partir de Béjaïa vers Alger, l’un le matin et l’autre dans l’après-midi. Le nombre d’usagers de cette ligne a sensiblement augmenté depuis la mise en service du train express Coradia l’année dernière.
Le train Coradia, d’une longueur totale de 110 mètres, est composé de six voitures dotées d’une capacité globale de 254 sièges, dont 60 en première classe. Il peut circuler à une vitesse de 160 km/h lorsque la voie ferrée est moderne et répond aux normes. Ce train rapide est polyvalent bi-mode (diesel et électrique 25 kv).
La ligne Béni Masour – Béjaïa, desservant les régions de la Soummam, a également été suspendue. Le train assurant cette liaison se trouve coincé à la gare de Béni Mansour, selon un responsable à la SNTF. Les usagers sont contraints de reporter leurs déplacements.
Les protestataires réclament toujours du travail dans le cadre du projet de dédoublement et de réhabilitation de la voie ferrée. Aucune solution n'a encore été trouvée pour résoudre le problème. Les usagers attendent la reprise du trafic ferroviaire pour reprendre leurs déplacements habituels.
Key points
- Des protestataires bloquent la ligne ferroviaire Béjaïa-Alger pour réclamer du travail.
- Le projet de dédoublement et de réhabilitation de la voie ferrée a été inscrit en 2008 pour un montant de 106 milliards de dinars.
- Le train express Coradia a été mis en service l’année dernière pour assurer la navette ferroviaire Béjaïa – Alger.