Les pays qui ont réagi rapidement face à la flambée inflationniste de 2026 gagnent les faveurs des investisseurs obligataires. Ceux qui ont pris du retard pourraient payer le prix par des taux d'intérêt plus élevés. Les gestionnaires de fonds achètent des obligations australiennes, pariant sur la fin imminente du cycle de resserrement monétaire. D'autres investissent dans des obligations allemandes, anticipant une baisse des rendements.

La stratégie de la Banque centrale européenne (BCE) est considérée comme proactive. Elle a relevé ses taux d'intérêt pour la deuxième fois depuis juin. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a déclaré que la hausse des rendements obligataires ralentirait la croissance et limiterait l'impact inflationniste de la hausse des coûts de l'énergie. Les décideurs politiques doivent anticiper les effets de second tour de l'inflation.

Les investisseurs obligataires surveillent les décisions des banques centrales. Mark Nash, gestionnaire de portefeuille obligataire chez Jupiter Asset Management, estime que ceux qui prendront les bonnes décisions en récolteront les fruits. La politique monétaire a un délai d'action. Le resserrement des taux de la BCE ne s'est pas encore pleinement répercuté sur l'économie réelle.

La gouverneure de la Banque de réserve d'Australie, Michelle Bullock, a souligné que les hausses de taux pourraient prendre entre 12 et 18 mois pour produire leurs effets. La position de la BCE a été un facteur déterminant dans l'achat d'obligations allemandes à cinq ans par Carmignac. Cette politique a contribué à aplatir la courbe des taux allemande par rapport à celles des autres pays du G10.

Les gestionnaires de fonds ont des stratégies différentes. Guillaume Risand, co-responsable des investissements obligataires chez Carmignac, fait une distinction entre les banques centrales. Il estime que la BCE a été très claire depuis mars-avril sur la nécessité de lutter contre l'inflation. Kevin Zhao, d'UBS Asset Management, achète des obligations allemandes à 30 ans et de la dette australienne.

Les obligations australiennes ont progressé après la hausse des taux de la Banque de réserve d'Australie. La RBA est devenue la première grande banque centrale à relever ses taux au-delà de leur niveau record atteint pendant la crise du Covid-19. Les investisseurs obligataires attendent les prochaines décisions des banques centrales.

Les marchés obligataires restent volatils. Jamie Niven, gestionnaire de portefeuille obligataire senior chez Candriam, privilégie les obligations australiennes aux obligations néo-zélandaises et américaines. Les investisseurs obligataires surveillent les décisions des banques centrales pour ajuster leurs stratégies.

Key points

  • Les pays ayant réagi rapidement à l'inflation sont favorisés par les investisseurs obligataires.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.