Le gouvernement soudanais a officiellement saisi le Conseil de sécurité des Nations unies et le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, accusant l'Éthiopie d'« agression flagrante » et de laisser les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) utiliser son territoire pour attaquer le Soudan. Cette décision fait suite à des accusations répétées de l'armée soudanaise contre l'Éthiopie, qu'elle accuse de soutenir les FSR.
L'armée soudanaise et les FSR ont intensifié leur recours aux drones ces derniers mois. Selon l'ONU, plus de 1.100 personnes ont été tuées dans des attaques de drones à travers le pays au cours du premier semestre 2026. L'armée soudanaise affirme que ces attaques ont fait des centaines de victimes, notamment 176 soldats soudanais tués et 200 autres blessés, ainsi que 484 victimes civiles.
Le Conseil souverain de transition, dirigé par l'armée, a publié un rapport détaillant 70 attaques entre le 15 février et le 27 octobre, impliquant 187 drones kamikazes et 82 munitions tirées depuis des drones en provenance d'Éthiopie. Ces frappes auraient visé des quartiers résidentiels, des hôpitaux, des centrales électriques et des stations-service.
Des attaques récentes contre des installations électriques dans des zones contrôlées par l'armée ont provoqué de vastes coupures de courant dans plusieurs États, dont ceux de Khartoum, d'Al-Jazirah, du Nil-Blanc et de Gedaref. L'Éthiopie rejette ces accusations, tout comme les accusations de soutenir des rebelles liés au Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).
Le Soudan et l'Éthiopie sont voisins et connaissent des périodes de tensions. L'Éthiopie accuse le Soudan de soutenir des rebelles, une accusation démentie par Khartoum. La guerre qui ravage le Soudan depuis plus de trois ans a déjà provoqué des milliers de morts et de déplacés.
La situation humanitaire au Soudan se dégrade de plus en plus, avec des besoins urgents en matière d'aide alimentaire, médicale et humanitaire. Les parties en conflit doivent trouver une solution pacifique pour mettre fin aux souffrances de la population.
L'Union africaine et la communauté internationale suivent de près la situation et tentent de trouver une solution pacifique à la crise soudanaise. Les deux parties doivent coopérer pour mettre fin à la violence et entamer un processus de paix durable.
Key points
- Le gouvernement soudanais accuse l'Éthiopie de soutenir les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) qui mènent des attaques de drones contre le Soudan.
- L'armée soudanaise affirme que ces attaques ont fait des centaines de victimes, notamment des soldats et des civils.
- La situation humanitaire au Soudan se dégrade de plus en plus, avec des besoins urgents en matière d'aide alimentaire, médicale et humanitaire.