Les violences intercommunautaires ont encore frappé le Soudan du Sud, avec 84 personnes tuées dans deux attaques distinctes dans le comté de Tonj Nord, situé dans l’État de Warrap, au centre du pays. Ces attaques ont eu lieu mardi et mercredi 28 octobre. Outre les pertes humaines, du bétail a été volé et des marchés ont été détruits, selon les autorités locales.
Les autorités locales, la société civile et les Églises du Soudan du Sud appellent les autorités à prendre des mesures pour prévenir ces conflits locaux récurrents et meurtriers. Selon Radio France Internationale, ces groupes demandent une intervention urgente pour mettre fin à ces violences. Les Églises du pays souhaitent que des dialogues intercommunautaires soient organisés pour résoudre les causes profondes de ces conflits.
La Commission des droits de l’homme de l’ONU a exprimé son inquiétude quant au risque de conflit au Soudan du Sud à l’approche des élections prévues pour décembre. L’organisation accuse le président Salva Kiir d’avoir perpétré un « coup d’État institutionnel » et d’avoir défait l’accord de paix de 2018. Cette situation a créé un climat de tension dans le pays.
Les causes de ces conflits sont multiples : vol de bétail, soif de vengeance, disputes administratives… Les Églises du Soudan du Sud estiment que des dialogues intercommunautaires sont nécessaires pour résoudre ces problèmes. Edmund Yakani, directeur de l’organisation de la société civile CEPO, s’interroge sur la responsabilité de l’approvisionnement en armes et en munitions des communautés à Tonj.
Edmund Yakani invite les jeunes à ne pas se laisser « berner » pour participer à ces conflits. Il est essentiel de comprendre les motivations derrière ces violences et de trouver des solutions pour y mettre fin. Les Églises du Soudan du Sud sont déterminées à jouer un rôle dans la résolution de ces conflits.
La Commission des droits de l’homme de l’ONU a alerté le Conseil de sécurité sur le démantèlement de l’accord de paix de 2018 par le camp du président Salva Kiir. Le mois dernier, le président a dissous le gouvernement d’union et démis son rival Riek Machar du poste de vice-président. Cette décision a exacerbé les tensions dans le pays.
La situation au Soudan du Sud reste préoccupante, avec des risques de nouveaux conflits à l’approche des élections. Les autorités et les organisations internationales doivent prendre des mesures pour prévenir de nouvelles violences et encourager le dialogue. Les populations attendent des actions concrètes pour mettre fin à ces cycles de violence.
Key points
- 84 personnes tuées dans deux attaques intercommunautaires au Soudan du Sud
- La Commission des droits de l’homme de l’ONU alerte sur le risque de conflit au Soudan du Sud
- Les Églises du Soudan du Sud appellent à des dialogues intercommunautaires pour résoudre les causes profondes des conflits