Le 3e sommet Russie-Afrique a débuté à Moscou le 28 octobre 2026, en présence de plusieurs dirigeants africains. Le Premier ministre du Burkina Faso, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, a pris part à cet événement. Le président russe, Vladimir Poutine, a prononcé un discours à l’ouverture de la plénière du forum humanitaire et économique. Il a cité les paroles de Thomas Sankara, un grand fils du peuple burkinabè, sur la dette et le néocolonialisme.
Selon Vladimir Poutine, l’Occident utilise la dette comme une arme financière pour soumettre les pays africains et contrôler leurs richesses. Il estime que les conséquences de la colonisation se font encore ressentir sur le continent africain. Les infrastructures réalisées à l’époque coloniale avaient pour seul objectif de transférer les matières premières vers les métropoles. Poutine considère que l’Afrique doit travailler à sa véritable souveraineté, notamment dans les secteurs de l’énergie, du commerce et de la sécurité alimentaire.
Le président russe a souligné que l’Afrique doit mettre en place un système de paiement indépendant de l’Occident. Il a également insisté sur la nécessité pour l’Afrique de ne plus exporter ses matières premières brutes. La Russie se propose comme un partenaire prêt à accompagner le continent vers cette souveraineté, contrairement aux partenaires traditionnels motivés uniquement par l’exploitation des ressources naturelles.
Le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, a partagé la position de Poutine. Il a déclaré que l’Afrique ne doit plus obligatoirement exporter ses matières premières brutes, mais plutôt participer à l’ensemble de la chaîne de valeurs. Ndayishimiye a souligné que le partenariat entre la Russie et l’Afrique recèle d’énormes potentialités et que des contrats et des projets d’investissement doivent être signés pour renforcer ce partenariat.
Le président Vladimir Poutine a annoncé le déploiement d’une trentaine de projets énergétiques dans 16 pays africains. Lors du 2e Sommet Russie-Afrique tenu à Saint-Pétersbourg en 2023, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, avait indiqué à Poutine que le Burkina Faso était en quête de savoirs et de technologies adaptés à ses réalités pour assurer un développement autonome.
Depuis, le partenariat entre la Russie et le Burkina Faso s’est renforcé. Plusieurs jeunes Burkinabè ont été envoyés en Russie pour poursuivre leur formation académique. À leur retour, ils seront appelés à mettre en pratique les compétences acquises. Le sommet Russie-Afrique est une occasion pour les dirigeants africains de discuter des moyens de renforcer leur coopération avec la Russie.
Le sommet Russie-Afrique est une plateforme importante pour les dirigeants africains et russes pour discuter des questions de coopération économique, politique et culturelle. Les débats et les décisions prises lors de ce sommet auront des impacts significatifs sur les relations entre la Russie et l’Afrique.
Key points
- Le président russe, Vladimir Poutine, a cité les paroles de Thomas Sankara sur la dette et le néocolonialisme lors du sommet Russie-Afrique.
- L’Afrique doit travailler à sa véritable souveraineté, notamment dans les secteurs de l’énergie, du commerce et de la sécurité alimentaire.
- La Russie se propose comme un partenaire prêt à accompagner l’Afrique vers cette souveraineté, contrairement aux partenaires traditionnels motivés uniquement par l’exploitation des ressources naturelles.