Ségolène Royal, ancienne candidate à la présidentielle française, a marqué des points lors du débat entre les cinq candidats à la primaire socialiste du 9 octobre pour la présidentielle de 2027. Elle a affiché des positions claires sur plusieurs questions, notamment la guerre à Gaza. Lors de son intervention sur LCI, elle a souligné l'importance des mots employés quand il s'agit de la guerre à Gaza.
Mme Royal a déclaré à Raphaël Glucksmann qu'il faut faire attention aux mots employés quand il s'agit de la guerre à Gaza, et a ajouté : « Si les mots sont importants, il faut reconnaître le génocide [à Gaza]. » Cette déclaration a suscité des réactions divergentes de la part des autres candidats, notamment de M. Glucksmann qui refuse de parler de génocide à Gaza.
Ségolène Royal a imputé la montée de l'antisémitisme en France au gouvernement israélien de Benyamin Netanyahu. Elle estime qu'il faut plus de voix juives et israéliennes pour dénoncer ce que font les dirigeants israéliens à Gaza et en Cisjordanie occupée. Pour Raphaël Glucksmann, un « Français juif n'a rien à voir avec Netanyahu ».
Les candidats à la primaire socialiste ont également discuté de la question d'une éventuelle alliance avec le candidat de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon. Ségolène Royal s'est montrée plus mesurée, en refusant de prendre position alors que le temps des alliances n'a pas encore sonné.
Mme Royal a répondu à Raphaël Glucksmann, qui est opposé à une alliance avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, en disant : « Y'aura pas d'accord avec LFI ? Mais de quel droit ? C'est au Parti socialiste de définir la refondation de la gauche. C'est grâce au Parti socialiste que vous avez été tête de liste aux européennes. Et maintenant, vous venez nous donner des leçons ? »
Jérôme Guedj, un autre candidat à la primaire socialiste, a également exprimé son désaccord avec Ségolène Royal sur la question du génocide à Gaza. Les débats entre les candidats ont montré des divergences sur plusieurs questions, notamment sur la politique à l'égard d'Israël et de la Palestine.
Les déclarations de Ségolène Royal sur la question de Gaza et de l'alliance avec LFI ont suscité des réactions et des débats au sein de la classe politique française. Les candidats à la primaire socialiste continuent de discuter et de débattre sur les questions clés qui seront abordées lors de la présidentielle de 2027.
Key points
- Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann s'opposent sur la question de génocide à Gaza.
- Mme Royal impute la montée de l'antisémitisme en France au gouvernement israélien de Benyamin Netanyahu.
- Les candidats à la primaire socialiste discutent de la question d'une éventuelle alliance avec le candidat de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon.