Le 28 octobre, une session consacrée aux technologies nucléaires en Afrique s'est tenue en marge du Forum Russie-Afrique, avec le soutien de Rosatom. Cette rencontre a été animée par Lassina Zerbo et a réuni des représentants de Rosatom, de la Namibie, du Togo et de la Plateforme BRICS pour l'énergie nucléaire. Les discussions ont porté sur le rôle de l'énergie nucléaire dans l'accès à l'électricité et le développement scientifique.
Selon Lassina Zerbo, environ 600 millions d'Africains vivent sans électricité. Il a souligné que le nucléaire peut compléter les énergies renouvelables et contribuer aux progrès de la médecine et de la recherche. Le nucléaire est ainsi présenté comme un levier essentiel pour répondre aux besoins énergétiques du continent.
Le directeur général de Rosatom, Alexeï Likhachev, a proposé un partenariat couvrant l'ensemble du cycle de vie des centrales nucléaires, sans conditions politiques. Il a cité le projet d'El-Dabaa en Égypte, qui mobilise des milliers de travailleurs, dont une majorité d'Égyptiens. Ce projet est présenté comme un exemple de collaboration fructueuse entre la Russie et l'Afrique.
Les représentants africains ont insisté sur l'importance de l'implication des populations, de la formation des jeunes et du soutien institutionnel pour développer des projets nucléaires durables. Ils ont souligné que la réussite de ces projets dépend de la participation active de la communauté locale et de la formation de jeunes professionnels.
Le Togo a évoqué son ambition de devenir un pôle énergétique régional. Les participants ont estimé que l'Afrique dispose d'un potentiel important pour développer ses propres industries nucléaires. La formation, le transfert de compétences et les partenariats internationaux sont présentés comme des leviers essentiels pour concrétiser cette ambition.
Les échanges ont également porté sur la nécessité de renforcer l'autonomie énergétique du continent. Les participants ont souligné que l'énergie nucléaire peut jouer un rôle clé dans la diversification des sources d'énergie en Afrique. Ils ont également insisté sur l'importance de la coopération internationale pour développer les industries nucléaires africaines.
La session a finalement mis en évidence l'intérêt croissant des pays africains pour l'énergie nucléaire. Les participants ont exprimé leur volonté de poursuivre la coopération et les échanges pour développer les industries nucléaires en Afrique. Les prochains étapes consisteront à concrétiser les engagements pris lors de cette session et à renforcer les partenariats entre les pays africains et les acteurs internationaux de l'énergie nucléaire.
Key points
- Environ 600 millions d'Africains vivent sans électricité.
- Le nucléaire peut compléter les énergies renouvelables et contribuer aux progrès de la médecine et de la recherche.
- L'Afrique dispose d'un potentiel important pour développer ses propres industries nucléaires.