À quelques jours de la rentrée scolaire prévue pour le 1er octobre 2026, la situation des enseignants licenciés des écoles catholiques du Mali demeure préoccupante. Le Collectif des Femmes Enseignantes et Épouses des Enseignants licenciés des Écoles catholiques du Mali a adressé un écrit aux autorités du pays pour rappeler leur situation et solliciter une solution urgente. Les enseignants concernés avaient consacré de nombreuses années à l'éducation et à la formation de la jeunesse malienne.

Les enseignants licenciés avaient bénéficié d'un dispositif dans lequel l'État prenait en charge une importante partie de leurs rémunérations, à hauteur de 80 %. Ils bénéficiaient également de conditions de rémunération alignées sur celles d'autres catégories d'enseignants. La suppression des subventions publiques accordées aux écoles catholiques a entraîné une rupture brutale de ce dispositif et la perte d'emploi de nombreux enseignants. Les familles concernées sont confrontées à une profonde incertitude sociale et économique.

Le Collectif des Femmes Enseignantes et Épouses des Enseignants licenciés des Écoles catholiques du Mali lance un appel solennel aux plus hautes autorités de la Transition. Elles sollicitent notamment la mise en place d’un mécanisme exceptionnel d’insertion des enseignants licenciés des écoles catholiques dans la fonction publique, l'ouverture urgente d'un cadre de dialogue entre les autorités compétentes et les représentants des enseignants concernés, et la mise en place d'un mécanisme exceptionnel d'insertion ou de reclassement des enseignants licenciés.

Les femmes enseignantes et épouses des enseignants licenciés réaffirment leur attachement à la paix sociale, au dialogue et à la continuité du service éducatif. Elles souhaitent que leur situation soit examinée avec bienveillance, responsabilité et célérité, afin qu'une solution puisse être trouvée avant que les conséquences sociales ne deviennent plus lourdes pour les familles concernées. Le Collectif en appelle à l'attention personnelle des plus hautes autorités de la Transition pour ouvrir un dialogue et apporter une réponse à cette situation.

La situation des enseignants licenciés des écoles catholiques du Mali est d'autant plus préoccupante que la rentrée scolaire est désormais imminente. Pour ces familles, chaque jour qui passe accentue les difficultés : charges familiales, scolarisation des enfants, loyers, alimentation et autres dépenses essentielles deviennent de plus en plus difficiles à assumer. Le Collectif estime qu'à l'approche de la rentrée scolaire, l'urgence n'est plus seulement administrative, mais également sociale et humaine.

Le Collectif des Femmes Enseignantes et Épouses des Enseignants licenciés des Écoles catholiques du Mali a adressé un écrit signé de sa Présidente, Mme Camara Aminata Salamanta, aux autorités du pays. Le texte rappelle que les enseignants concernés ne réclament pas un traitement de faveur, mais sollicitent une solution permettant de préserver leur dignité, leur stabilité familiale et leur avenir. Les femmes enseignantes et épouses des enseignants licenciés demandent à être entendues.

Le Collectif attend une réponse officielle des autorités pour permettre aux intéressés de connaître clairement leur situation et leurs perspectives professionnelles. Les conséquences sociales de cette situation pourraient devenir plus lourdes si une solution n'est pas trouvée rapidement. Les autorités de la Transition sont interpellées pour prendre en compte cette situation et apporter une réponse urgente.

Key points

  • Les enseignants licenciés des écoles catholiques du Mali attendent toujours une solution de la part des autorités.

Share this story

Written by

SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.