Le 3 novembre 2026, l'Assemblée nationale du Sénégal a rejeté la loi de finances rectificative pour l'exercice 2026. Cette décision a été prise par le groupe parlementaire du Pastef, le parti du président Bassirou Diomaye Faye. Le rejet de cette loi a suscité des inquiétudes sur les conséquences économiques pour le pays. Le programme d'environ 2,2 milliards de dollars du FMI reste suspendu à l'approbation du conseil d'administration.

Le rejet de la loi de finances rectificative envoie un signal négatif à la communauté internationale. Les députés du Pastef ont invoqué un manque de sincérité budgétaire pour déclencher la procédure de la question préalable, mettant fin au débat de fond avant même l'examen article par article. Cette décision pourrait avoir des conséquences sur l'approbation du programme du FMI.

Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo avait lancé un avertissement avant le vote. Il a souligné que le rejet de la loi de finances rectificative empêcherait les entreprises de bâtiment et de travaux publics de retrouver leur trésorerie et de relancer les chantiers à l'arrêt. Les ajustements de dépenses prévus dans la loi servaient précisément à dégager les marges nécessaires au paiement des arriérés.

Le secteur du BTP sénégalais souffre déjà d'une grave tension de liquidité. Le rejet de la loi de finances rectificative aggravera la situation. Les entreprises ne seront pas payées, les fournisseurs non plus, les salariés non plus. Les conséquences de cette décision seront ressenties par les familles qui dépendent de ces entreprises.

La loi de finances rectificative prévoyait de porter les crédits alloués à la subvention de l'électricité et à l'approvisionnement en gaz but. Le rejet de cette loi laissera un trou dans les subventions énergétiques que personne ne comble. Le Sénégal a besoin d'une Assemblée capable d'examiner le budget article par article et de laisser la loi de finances rectificative passer afin que l'État continue de fonctionner.

Le rejet de la loi de finances rectificative ne rendra pas le carburant moins cher, ne fera pas rentrer les salaires des ouvriers, ne débloquera pas l'argent du FMI par anticipation. Ce rejet ne fera qu'aggraver tout : plus de lenteur, plus de coûts, plus d'incertitude. Les députés ont peut-être le sentiment d'avoir remporté une victoire politique, mais qui paiera la facture de cette victoire ?

Les conséquences du rejet de la loi de finances rectificative seront ressenties par les Sénégalais. Les citoyens, comme Ada Hagne Dia, s'inquiètent des conséquences de cette décision. Le gouvernement doit trouver des solutions pour pallier les effets de ce rejet et assurer la stabilité économique du pays.

Key points

  • Le rejet de la loi de finances rectificative pourrait avoir des conséquences sur l'approbation du programme du FMI.
  • Le secteur du BTP sénégalais souffre déjà d'une grave tension de liquidité.
  • Le rejet de la loi de finances rectificative aggravera la situation économique du Sénégal.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.