Le ministre de la modernisation de l’administration et de la fonction publique, Faya François Bourouno, a prononcé un discours lors de l’atelier de restitution sur la digitalisation des cadres organiques, tenu le 28 octobre. Il a indiqué que le programme Simandou 2040 ne pourra se traduire par du concret pour les citoyens sans une machine administrative rigoureusement structurée. Le capital humain y est consacré comme la première richesse de la nation.

Selon Faya François Bourouno, la réussite du programme de développement de la Guinée ne se jouera pas seulement dans les gisements de fer de Simandou, mais bel et bien dans la capacité de l’État à organiser ses propres compétences. Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a fixé un cap à travers la vision stratégique Simandou 2040, qui exige d’ouvrir les chantiers les plus complexes afin de placer l’administration sur les rails du développement.

Le ministre Bourouno a tenu à lever une équivoque quant à la nature des leviers de transformation du pays. Si le secteur privé et la société civile ont des rôles majeurs à jouer, il a rappelé que “c’est l’administration d’abord qui doit créer le cadre”. Il a souligné que le fer de Simandou dormait dans les montagnes et que ce qui le transforme en emploi, en école, en route, en dignité, ce sont des femmes et des hommes formés, organisés, motivés et placés là où leurs compétences servent le mieux.

Faya François Bourouno a laissé entendre qu’en Guinée, “le capital humain est la première richesse” de la nation. Selon lui, cette conviction ne doit pas rester un simple slogan, car le capital humain “se joue aussi et peut-être surtout dans la manière dont l’État emploie ses propres compétences”. Sans une organisation rigoureuse, “si l’administration qui doit l’accueillir est mal organisée, si les postes sont flous, si les carrières y sont aléatoires, ce talent s’éteint et peut parfois s’enfuir”.

Le ministre a souligné que la refondation de l’appareil étatique ne saurait être perçue comme un simple projet secondaire. Bien au contraire, “elle en est une condition essentielle, je dirais même existentielle du programme Simandou 2040”. Pour lui, “on ne conduit pas des centaines de projets structurants avec une machine administrative qui ne sait pas précisément ce qu’elle doit faire, ni avec qui, ni pour quel résultat”.

En adossant la digitalisation des cadres organiques et le Référentiel des métiers et des compétences à la dynamique de Simandou, la Guinée se dote de la boussole indispensable pour transformer ses ambitions économiques en réalités durables. Cette approche permettra de structurer l’administration et de maximiser les compétences pour atteindre les objectifs fixés.

Key points

  • Le capital humain est considéré comme la première richesse de la nation.
  • La refondation de l’appareil étatique est une condition essentielle pour la réussite du programme Simandou 2040.
  • La digitalisation des cadres organiques et le Référentiel des métiers et des compétences sont des outils indispensables pour la transformation des ambitions économiques en réalités durables.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.