Le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a réceptionné lundi 26 octobre, des mains du premier président de la Cour des comptes, Jimmy Munganga Ngwaka, le rapport général sur l’exécution de la loi de finances 2025. Cette transmission répond à une exigence légale qui confie à l’organe supérieur de contrôle des finances publiques la mission d’assister le Parlement dans le contrôle de l’exécution de la loi de finances.
Le rapport général sur l’exécution de la loi de finances 2025 contient les observations de la Cour des comptes sur la gestion budgétaire de l’État. Selon Jimmy Munganga Ngwaka, le document est destiné à être exploité par les parlementaires pour apprécier la gestion des recettes et des dépenses publiques au regard des prévisions et des autorisations budgétaires.
Le premier président de la Cour des comptes a rappelé le fondement juridique de cette démarche, en se référant à l’article 34 de la loi organique de son institution. Il a salué le respect de cette obligation légale, tout en rappelant que le contrôle budgétaire relève de la compétence du Parlement et que la Cour n’intervient qu’en qualité d’assistante.
Le rapport ouvre la voie à l’examen parlementaire des conditions d’exécution du budget 2025. Les observations de la juridiction permettent aux élus d’apprécier la gestion des recettes et des dépenses publiques au regard des prévisions et des autorisations budgétaires. Les deux Chambres vont exercer pleinement leur pouvoir de contrôle sur l’utilisation des ressources publiques.
Pour le Sénat, la prochaine étape consiste à exploiter le document transmis par la Cour des comptes. Les conclusions cerneront les éventuels écarts entre les prévisions budgétaires et leur exécution effective. À ce stade, aucune observation précise du rapport n’a été rendue publique.
Selon les données disponibles, les recettes réalisées en 2025 s’élèvent à 41 979,7 milliards de francs congolais, soit un taux de réalisation de 82,8 % par rapport aux prévisions. Les recettes extérieures de la République démocratique du Congo n’ont atteint que 51,8 % des prévisions en 2025.
Les éventuelles irrégularités relevées, les écarts constatés et les recommandations de la Cour restent à établir à partir du contenu du document. Le Sénat et l’Assemblée nationale vont analyser le rapport pour exercer leur pouvoir de contrôle sur l’utilisation des ressources publiques.
Key points
- Le rapport de la Cour des comptes sur l’exécution de la loi de finances 2025 est désormais entre les mains du Sénat.
- Les recettes réalisées en 2025 s’élèvent à 41 979,7 milliards de francs congolais, soit un taux de réalisation de 82,8 % par rapport aux prévisions.
- Le contrôle budgétaire relève de la compétence du Parlement et la Cour n’intervient qu’en qualité d’assistante.