Le sénateur Jean Bamanisa Saïdi a plaidé pour la création d'une autorité nationale des corridors et d'un cadre juridique cohérent pour attirer les investissements en République démocratique du Congo. Il a fait ce plaidoyer lors du huitième panel du RDC Transport Infrastructure & Logistics Investment Forum (RIF 2026) qui s'est tenu à Kinshasa. Selon lui, le développement des corridors stratégiques ne peut réussir sans une clarification des responsabilités institutionnelles.

Le sénateur a dénoncé la dispersion des textes et le chevauchement des compétences entre les ministères et les structures publiques chargés de la gestion des infrastructures. Cette situation est susceptible de compliquer la coordination des projets et de freiner les investissements. Il a souligné que la RDC n'a pas encore mis en place l'autorité des corridors et que chaque corridor doit avoir une structure qui puisse le gérer.

Pour sortir de cette fragmentation, Jean Bamanisa a annoncé avoir introduit une proposition de loi sur les principes fondamentaux des travaux publics. Cette initiative vise à mieux définir les compétences du pouvoir central, des provinces et des entités territoriales décentralisées. Elle cherche également à harmoniser l'intervention des différentes structures publiques.

Le sénateur préconise également la création d'un Conseil national des corridors, placé sous l'autorité du chef de l'État, ainsi que d'une coordination nationale chargée d'impulser et d'harmoniser les politiques sectorielles. Chaque corridor disposerait ensuite d'une structure de gestion propre, capable d'assurer le suivi des projets et de servir d'interlocuteur aux investisseurs.

L'objectif est d'éviter la multiplication des structures aux responsabilités mal définies et de garantir une gouvernance stable, indépendante des changements politiques. Le sénateur a insisté sur le fait que chaque corridor ne doit pas être un mandat par mandat politique, mais une structure pérenne qui permet de mettre en place une politique sur le long terme.

Le développement des corridors exige une approche intégrée des infrastructures, incluant les routes, les chemins de fer, les voies fluviales, les ports et les plateformes logistiques. Les échanges du forum ont mis en avant l'intermodalité, la mutualisation des flux de marchandises et l'amélioration du partage des informations logistiques.

Pour Jean Bamanisa, les corridors ne doivent pas être réduits à de simples routes de transit, mais constituent des axes de développement capables de connecter les bassins de production aux marchés, de stimuler les échanges régionaux et de soutenir plusieurs secteurs. Le défi est désormais de passer des ambitions aux actes pour concrétiser le potentiel économique des corridors en RDC.

Key points

  • La RDC doit se doter d'une autorité nationale des corridors pour attirer les investissements.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.