La République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à un défi majeur en matière de transport, selon un rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Le pays accuse un retard considérable dans ses capacités de transport par rapport à son capital naturel. D'après les données de 2024, la RDC obtient 43,7 points pour son capital naturel, mais seulement 8,7 points pour le transport.

Le transport constitue la composante la plus faible du pays parmi les huit évaluées par la Cnuced. L’énergie arrive ensuite, avec 15,4 points, devant les institutions, créditées de 19,7 points, et le capital humain, avec 20,8 points. La Cnuced évalue les capacités de transport à partir de six indicateurs : la densité du réseau routier, les lignes ferroviaires, le fret aérien, le nombre de passagers aériens, les départs des compagnies aériennes ainsi que les marchandises débarquées par voie maritime.

Selon la Cnuced, les infrastructures de transport sont indispensables à la transformation économique. Elles relient les producteurs aux marchés, réduisent les coûts et facilitent la circulation des biens, des personnes et des technologies. Le rapport souligne toutefois que la possession de ressources naturelles ne garantit pas, à elle seule, une croissance durable. Une forte dépendance aux matières premières peut limiter la diversification industrielle et technologique lorsque ces ressources ne sont pas gérées de manière stratégique.

Le décalage entre les ressources naturelles et les infrastructures accompagne un faible résultat général pour la RDC. Avec 22,6 points, le pays occupe le 190e rang sur 195 économies. Seuls le Yémen, le Tchad, la République centrafricaine, le Niger et la Somalie obtiennent un score inférieur. La Cnuced ne démontre cependant pas que le déficit de transport explique à lui seul ce classement.

Le score global de la RDC s’est amélioré entre 2021 et 2023, passant de 19,8 à 22,7 points, avant de reculer légèrement à 22,6 points en 2024. Le rapport méthodologique publié en 2026 présente la troisième génération de l’indice. Il analyse donc des données de 2024, dont les résultats avaient été diffusés sur la plateforme statistique de la Cnuced le 31 octobre 2025.

L’organisation précise enfin que certaines données manquantes ont été complétées par des estimations statistiques, un enjeu particulièrement important dans les pays les moins avancés. Le rapport de la Cnuced met en lumière les défis que la RDC doit relever pour améliorer ses capacités de transport et tirer parti de ses ressources naturelles.

Le gouvernement congolais est ainsi invité à prendre des mesures pour renforcer les infrastructures de transport et diversifier l’économie. Cela nécessite des investissements importants, mais aussi une gestion stratégique des ressources naturelles pour maximiser leur impact sur le développement économique du pays.

Key points

  • La RDC accuse un retard considérable dans ses capacités de transport par rapport à son capital naturel.
  • Le transport constitue la composante la plus faible du pays parmi les huit évaluées par la Cnuced.
  • Le score global de la RDC s’est amélioré entre 2021 et 2023, passant de 19,8 à 22,7 points, avant de reculer légèrement à 22,6 points en 2024.

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SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.