Le gouvernement de la République démocratique du Congo a réaffirmé sa détermination à concilier la protection des écosystèmes et le droit au développement dans le cadre du projet de « Couloir Vert Kivu-Kinshasa » (CVKK). Le ministère de l'Environnement a publié un communiqué officiel pour répondre à la note d'orientation de l'ONG Greenpeace Afrique sur le projet. Le gouvernement a souligné que la conservation de la nature et l'amélioration des conditions de vie des populations locales doivent se renforcer mutuellement.

Le communiqué officiel du ministère de l'Environnement a critiqué l'approche de Greenpeace Afrique, qui a fait état d'un chevauchement du Couloir Vert à 72% avec des blocs pétroliers et à 23% avec des concessions minières. Le gouvernement a souligné que la superposition géographique ne signifie pas automatiquement qu'une activité extractive est exercée sur le terrain. Il a ajouté que l'analyse technique impose de distinguer les blocs proposés de ceux effectivement attribués, les permis de recherche des titres d'exploitation, ainsi que les droits préexistants des nouvelles attributions.

La vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour un développement durable est de bâtir un modèle où la conservation de la nature et l'amélioration des conditions de vie des populations locales se renforcent mutuellement. Le projet de Couloir Vert procède de cette volonté, en s'appuyant sur l'approche « Man and Biosphere » (MAB). Le gouvernement a souligné que la conservation ne peut être durable si elle maintient les communautés riveraines dans la pauvreté.

Le ministère de l'Environnement a annoncé la mise en place imminente d'une mission technique interministérielle pour consolider la gouvernance du projet. Cette mission associera les secteurs de l'Environnement, des Mines, des Hydrocarbures, de l'Aménagement du territoire et des Affaires foncières, ainsi que l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et les services cadastraux. La mission aura pour mandat d'établir une cartographie officielle, consolidée et opposable aux différentes administrations.

Le gouvernement a souligné que le Couloir Vert reste un projet de développement humain devant générer des bénéfices tangibles pour les populations, tels que des emplois, des infrastructures et de l'énergie. La RDC appelle à une mobilisation accrue des financements climatiques internationaux pour compenser les services environnementaux mondiaux fournis par ses écosystèmes. Le gouvernement se dit disposé à maintenir un dialogue technique et transparent avec Greenpeace Afrique, la société civile et les partenaires.

Le ministère de l'Environnement a insisté sur le fait que la souveraineté de la RDC sur ses ressources naturelles implique la responsabilité de définir, sur la base de la science et de l'intérêt national, les zones de protection stricte et celles ouvertes aux activités sous strictes conditions environnementales. Le gouvernement a réaffirmé sa détermination à protéger les écosystèmes et à promouvoir un développement durable.

Le gouvernement a invité Greenpeace Afrique et les autres partenaires à se joindre à la démarche de mise en place d'une cartographie officielle et consolidée du Couloir Vert. Le ministère de l'Environnement a souligné que les échanges doivent reposer sur des données vérifiables et le respect de la souveraineté nationale. Le gouvernement reste ouvert au dialogue pour trouver des solutions qui concilient la protection de l'environnement et le développement économique.

Key points

  • Le gouvernement de la RDC réaffirme sa souveraineté sur le « Couloir Vert Kivu-Kinshasa » et entend concilier la protection des écosystèmes et le droit au développement.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.