L'Association nationale des victimes du Congo (ANVC) a vivement critiqué la position de Jean-Claude Katende, président de l'Association africaine de défense des droits de l'homme (ASADHO), sur le respect de la Constitution en République démocratique du Congo. Selon l'ANVC, Jean-Claude Katende devrait commencer par promouvoir l'alternance à la tête de sa propre structure avant de donner des leçons de démocratie aux dirigeants politiques. Cette déclaration fait suite aux propos attribués à Jean-Claude Katende concernant le président Félix Tshisekedi.

Le président du conseil d'administration de l'ANVC a réagi aux propos de Jean-Claude Katende, qui a qualifié d'« escroquerie politique » le fait de vouloir s'asseoir sur la Constitution ou de ne pas l'aimer. L'ANVC met en cause la gouvernance interne de l'ASADHO, affirmant que Jean-Claude Katende est en fin de mandat depuis plus de dix ans et que les démarches entreprises par certains membres pour obtenir l'organisation de nouvelles élections n'ont pas abouti. L'ANVC s'interroge sur le type de leçon que Jean-Claude Katende peut donner au président Félix Tshisekedi.

L'association dénonce ce qu'elle considère comme une contradiction entre les principes démocratiques défendus publiquement par le dirigeant de l'ASADHO et la situation qu'elle décrit au sein de cette organisation de défense des droits humains. L'ANVC réclame des élections à l'ASADHO pour permettre aux membres de désigner un nouveau président. Le PCA de l'ANVC estime que la promotion des valeurs républicaines et de la bonne gouvernance doit s'appliquer à tous, y compris aux responsables des organisations de la société civile.

Pour le PCA de l'ANVC, Jean-Claude Katende devrait favoriser l'organisation des élections au sein de l'ASADHO afin de permettre aux membres de désigner un nouveau président. Il déclare que le fait de ne pas vouloir organiser les élections pour avoir un nouveau président à la tête de l'ASADHO, c'est de la "sorcellerie politique". Il appelle les membres de cette organisation à se mobiliser pour obtenir la tenue du scrutin interne.

L'ANVC insiste sur le fait que l'ASADHO ne devrait pas être considérée comme une propriété privée de son dirigeant. Elle estime que le renouvellement des instances constitue une exigence de gouvernance et de respect des principes démocratiques. Cette affaire intervient dans un contexte où les questions relatives au respect de la Constitution, à la limitation des mandats et à l'alternance continuent d'alimenter les débats politiques en RDC.

L'ANVC place le débat sur le terrain de la cohérence entre les discours publics et les pratiques internes des organisations. Son responsable considère qu'un acteur qui appelle les institutions politiques au respect de la Constitution doit également veiller à l'application des règles démocratiques au sein de sa propre structure. Les accusations de l'ANVC contre Jean-Claude Katende soulèvent des questions sur la cohérence démocratique des organisations de la société civile en RDC.

Cette controverse intervient à un moment où la RDC est confrontée à des défis politiques et institutionnels importants. Les élections à l'ASADHO pourraient constituer un test pour la démocratie et la gouvernance de cette organisation de défense des droits humains. L'issue de cette affaire pourrait avoir des implications pour l'avenir de l'ASADHO et pour la crédibilité des organisations de la société civile en RDC.

Key points

  • L'ANVC accuse Jean-Claude Katende de "sorcellerie politique" et exige des élections à l'ASADHO.
  • Jean-Claude Katende est en fin de mandat depuis plus de dix ans à la tête de l'ASADHO.
  • L'ANVC réclame des élections à l'ASADHO pour permettre aux membres de désigner un nouveau président.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.