Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a tenu une séance de travail avec une délégation d’Amnesty International, conduite par Flavia M. Mwangovya, directrice régionale adjointe pour l’Afrique de l’Est et australe, à Kinshasa. Les discussions ont porté sur la lutte contre l’impunité, l’accès des victimes à la justice et la documentation des crimes graves commis en République démocratique du Congo.

Les échanges ont notamment concerné la justice transitionnelle, les réparations en faveur des victimes ainsi que les réponses judiciaires à apporter aux violations commises au cours de plusieurs décennies de conflits. La délégation d’Amnesty International a présenté les résultats de ses travaux de documentation concernant des violations présumées des droits humains dans l’Est de la RDC, notamment dans des zones minières sous contrôle de l’AFC/M23.

La délégation d’Amnesty International a fait état de décès ainsi que de cas présumés de torture, de recrutement forcé et d’exploitation illicite des ressources naturelles. Guillaume Ngefa a salué le travail de documentation réalisé par Amnesty International et a réaffirmé la disponibilité du Gouvernement à faciliter les missions des organisations engagées dans la documentation et la défense des droits humains.

Le ministre d’État a estimé que les éléments documentés par Amnesty International pouvaient contribuer aux enquêtes sur les crimes commis dans l’Est du pays. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de voir les auteurs présumés de crimes graves répondre de leurs actes, « indépendamment de leur nationalité, de leur appartenance ou de leur statut ».

Les violations présumées attribuées à certains groupes Wazalendo ont également été évoquées. Le ministre a rappelé qu’aucune personne ne pouvait être exonérée de sa responsabilité pénale en raison de son appartenance à un groupe ou de la cause qu’elle affirme défendre. Les échanges ont également porté sur les mécanismes de justice transitionnelle, les voies de poursuite des crimes internationaux et les dispositifs de réparation destinés aux victimes.

Les deux parties ont convenu de poursuivre le dialogue et les échanges afin de contribuer au renforcement de l’accès des victimes à la justice et à la consolidation des mécanismes de lutte contre l’impunité en République démocratique du Congo. Flavia M. Mwangovya a qualifié les échanges de « très constructifs » et a présenté la campagne « 6 millions de voix pour la justice au Congo », lancée le même jour à Kinshasa avec plusieurs acteurs de la société civile congolaise.

Key points

  • La lutte contre l'impunité est une priorité du gouvernement congolais.
  • Les discussions ont porté sur la justice transitionnelle, les réparations en faveur des victimes et les réponses judiciaires aux violations commises.
  • Les deux parties ont convenu de poursuivre le dialogue pour renforcer l'accès des victimes à la justice.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.