La République démocratique du Congo a récemment pris part au débat de la 10 226e séance du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette réunion, tenue sous la présidence de la France, était consacrée à l’avenir des opérations de maintien de la paix. La délégation congolaise, dirigée par Nicolas Mupepe Matomene, Ministre-Conseiller et Coordonnateur politique adjoint à la Mission permanente de la RDC auprès des Nations Unies, a plaidé pour une transformation des opérations de paix.

La délégation de la RDC a insisté sur la nécessité de garantir des ressources financières suffisantes aux missions de maintien de la paix. Selon Kinshasa, ces ressources sont indispensables pour permettre aux missions d’exécuter efficacement les mandats qui leur sont confiés. La crise de liquidité actuelle a des conséquences directes sur les capacités opérationnelles des missions déployées sur le terrain. La recherche d’efficience ne devrait donc pas se traduire par une diminution progressive des moyens indispensables à l’exécution des mandats.

La crise de liquidité des opérations de paix a des conséquences directes sur le terrain. Elle se traduit par des capacités réduites, une présence moindre dans certaines zones, des moyens de réaction plus limités et, en définitive, une protection affaiblie pour les populations civiles. La délégation congolaise soutient le développement de mécanismes permettant d’assurer un financement plus prévisible et durable des opérations de maintien de la paix conduites par les organisations régionales.

La RDC a également soulevé la question de la sécurité du personnel des Nations Unies. La protection des casques bleus est une priorité pour Kinshasa. Les attaques contre les Casques bleus et le personnel civil de l’Organisation, les restrictions à leur liberté de mouvement, ainsi que les détentions arbitraires de personnels onusiens sont autant d’atteintes à la capacité collective d’agir.

La MONUSCO, la mission des Nations Unies déployée en RDC, est confrontée à un environnement sécuritaire complexe dans les provinces de l’Est du pays. Des centaines de groupes armés opèrent dans cette région, dont le M23. Le gouvernement de la RDC a constamment rappelé que la liberté de mouvement de la MONUSCO, son accès aux zones affectées et la levée des restrictions imposées par les forces négatives demeurent indispensables à l’accomplissement de son mandat.

La situation financière des opérations de maintien de la paix des Nations Unies est particulièrement difficile. Dès octobre 2025, la MONUSCO était concernée par le plan d’urgence prévoyant une réduction de 15 % des dépenses imposées aux différentes missions onusiennes. Cette mesure intervenait alors que la mission déployée en RDC traversait déjà une période sensible, marquée par la perspective d’un retrait progressif de certaines zones du pays.

La MONUSCO avait auparavant négocié un calendrier de retrait et avait déjà engagé son désengagement du Sud-Kivu. Toutefois, la dégradation de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC a considérablement modifié cette perspective. La mission onusienne demeure essentielle pour stabiliser la région et protéger les populations civiles.

Key points

  • La RDC alerte l'ONU sur la crise de liquidité des opérations de paix
  • Kinshasa plaide pour une transformation des opérations de paix
  • La MONUSCO est confrontée à un environnement sécuritaire complexe dans l'est de la RDC

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.