Pour tirer pleinement profit de l'accès préférentiel au marché chinois, la République démocratique du Congo doit relever deux défis majeurs. Il s'agit de renforcer le contrôle de ses frontières pour lutter contre la contrebande et d'améliorer ses infrastructures routières pour acheminer ses produits vers les marchés internationaux. C'est le constat défendu par l'Agence nationale de promotion des exportations.

La contrebande est un obstacle majeur au développement des exportations congolaises. Les produits passent par des voies mafieuses, ce qui prive l'État de recettes et met en péril la compétitivité des produits congolais. L'Agence nationale de promotion des exportations réclame une place aux frontières pour lutter contre ce phénomène. Elle propose une collaboration renforcée entre les services frontaliers et les services de renseignement.

L'amélioration des infrastructures routières est également indispensable pour exporter les produits congolais. Les routes de desserte agricole doivent être améliorées pour faciliter la circulation des produits agricoles et permettre aux paysans d'accéder plus facilement aux circuits commerciaux. Des progrès sont signalés sur certains axes, notamment Sangani-Ali-Bakou, Kananga-Kalambambuji et Kinshasa-Nganda-Sudi.

La maîtrise des flux commerciaux constitue un enjeu stratégique pour la RDC. Les avantages douaniers accordés aux produits congolais ne peuvent produire leurs effets escomptés sans des mécanismes efficaces de contrôle et de sécurisation des échanges. L'Agence nationale de promotion des exportations souligne l'importance de la coopération avec les organisations patronales et les institutions publiques d'accompagnement économique.

La Stratégie de promotion et de diversification des marchés est un programme comportant 154 interventions destinées à développer les exportations. L'ambition est notamment de renforcer la présence de la RDC sur les marchés mondiaux, y compris dans le secteur agricole. Mais cette ambition exige des investissements dans les routes de desserte agricole, la formation des producteurs et l'accès au financement.

L'Agence nationale de promotion des exportations compte sur la stratégie de diversification des marchés pour accroître les exportations congolaises. Elle plaide pour son intégration aux cadres opérationnels frontaliers et mise sur la coopération avec les organisations patronales et les institutions publiques d'accompagnement économique. L'enjeu est de convertir cette ouverture commerciale en débouchés concrets pour les entreprises congolaises.

En définitive, le zéro tarif douanier sur le marché chinois ne garantit pas, à lui seul, une hausse des exportations congolaises. La RDC doit également renforcer le contrôle de ses frontières, réduire les obstacles logistiques, développer ses infrastructures et mieux accompagner ses producteurs. L'enjeu est de convertir cette ouverture commerciale en revenus pour les agriculteurs et en nouvelles perspectives de croissance pour l'économie nationale.

Key points

  • La RDC doit renforcer le contrôle de ses frontières pour lutter contre la contrebande.
  • La RDC doit améliorer ses infrastructures routières pour acheminer ses produits vers les marchés internationaux.
  • La coopération avec les organisations patronales et les institutions publiques d'accompagnement économique est indispensable pour soutenir la dynamique des exportations.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.