Un rapport publié par ONU Femmes et le Département des affaires économiques et sociales des Nations unies révèle que 79% des femmes candidates aux élections locales en République démocratique du Congo ont été confrontées à des violences pendant la campagne électorale en 2025. Ce taux place la RDC en tête des pays étudiés, devant la Colombie, la Côte d'Ivoire et le Kirghizistan.
Les violences recensées peuvent être de nature psychologique, sexuelle, économique ou physique, et visent souvent à dissuader les femmes de se présenter ou de poursuivre leur engagement politique. Selon ONU Femmes, ces violences constituent l'un des obstacles structurels à la participation politique des femmes, au même titre que l'inégalité d'accès aux financements électoraux et les normes sociales discriminatoires.
Le rapport, intitulé The Gender Snapshot 2026, indique que huit candidates sur dix aux élections parlementaires et six sur dix aux élections locales ont subi au moins une forme de violence pendant leur campagne. Les femmes déjà élues restent également exposées, avec la moitié des membres féminins des gouvernements locaux interrogées ayant subi des violences pendant l'exercice de leurs fonctions.
ONU Femmes souligne que le coût d'une campagne électorale peut être un obstacle majeur pour les femmes, notamment dans les pays où il dépasse cent fois le revenu annuel moyen par habitant. L'organisation considère que les quotas électoraux peuvent accélérer la représentation féminine, avec une moyenne de 39,5% de sièges occupés par des femmes dans les chambres basses ou uniques des Parlements des pays disposant de quotas solides.
Le rapport ne précise pas le nombre de candidates interrogées en RDC, ni la répartition des violences entre les catégories psychologiques, sexuelles, économiques et physiques. La méthodologie détaillée et l'étude source seront publiées ultérieurement par ONU Femmes. Cette organisation considère que la lutte contre les violences faites aux femmes candidates est essentielle pour promouvoir leur participation politique.
La RDC n'est pas le seul pays à faire face à ce problème, puisque huit candidates sur dix aux élections parlementaires et six sur dix aux élections locales ont subi des violences dans 13 pays étudiés. ONU Femmes appelle à une action concertée pour lutter contre ces violences et promouvoir l'égalité des sexes dans la vie politique.
Key points
- 79% des femmes candidates aux élections locales en RDC ont subi des violences lors de la campagne électorale de 2025.
- Les violences faites aux femmes candidates peuvent être de nature psychologique, sexuelle, économique ou physique.
- Les quotas électoraux peuvent accélérer la représentation féminine dans les Parlements.