Le député et président d'honneur du Bloc Libéral, Faya Lansana Millimouno, a réagi au décret présidentiel accordant une remise totale de peine à Aliou Bah, leader du MoDeL. Aliou Bah purgeait une peine de deux ans de prison ferme pour "offense et diffamation" envers le chef de l'État. Le député s'est réjoui de voir son ancien compagnon de lutte recouvrer la liberté après près de 22 mois passés en détention.
Le député Faya Lansana Millimouno a déclaré que la liberté est importante et qu'il faut se réjouir lorsqu'elle est retrouvée. Il a ajouté que la grâce présidentielle accordée à Aliou Bah et à 216 autres compatriotes est un acte qu'il faut saluer. Cependant, il a estimé que cette grâce aurait pu intervenir plus tôt pour deux raisons fondamentales, notamment parce que la procédure qui a mené à la condamnation a été simplement un acte politique.
Selon le député Faya Millimouno, la procédure qui a mené à la condamnation d'Aliou Bah était politique et visait à faire taire une voix critique. Il a argumenté que le délit reproché, à supposer qu'il ait été commis, est aujourd'hui obsolète. Le député a ajouté que l'offense au chef de l'État comme infraction ou délit s'apparente à une façon de limiter la liberté d'expression des citoyens.
Le décret présidentiel accordant la grâce à Aliou Bah et à 217 autres condamnés précise que son bénéfice est subordonné à l'accomplissement d'un stage d'encadrement civique et de préparation à la réinsertion d'une durée de 45 jours. Les modalités de ce stage doivent être fixées par arrêté conjoint du ministre de la Justice et des Droits de l'Homme et du ministre de la Défense nationale.
Interrogé sur cette condition particulière, le député Faya Lansana Millimouno a indiqué ne pas être suffisamment outillé sur le plan juridique pour en faire une analyse approfondie. Il a cependant réaffirmé sa joie de revoir Aliou Bah libre. Le député a ajouté que l'acte qui a été posé aurait dû l'être depuis longtemps, car Aliou Bah aurait recouvré sa liberté le mois prochain.
La grâce présidentielle accordée à Aliou Bah et à 217 autres condamnés a été saluée par le député Faya Millimouno. Il a estimé que la liberté est un droit fondamental qui doit être respecté. Le député a également souligné que la procédure qui a mené à la condamnation d'Aliou Bah était politique et visait à faire taire une voix critique.
Le député Faya Lansana Millimouno a conclu en se réjouissant de la libération d'Aliou Bah et en soulignant l'importance de la liberté d'expression. Il a ajouté que les autorités doivent prendre en compte les droits des citoyens et éviter de limiter leur liberté d'expression.
Key points
- La grâce présidentielle accordée à Aliou Bah et à 217 autres condamnés est subordonnée à l'accomplissement d'un stage d'encadrement civique et de préparation à la réinsertion d'une durée de 45 jours.