L'ancien Premier ministre de Maurice, Pravind Jugnauth, s'est présenté à nouveau au Central Criminal Investigation Department (CCID) hier, 30 septembre 2026. Il a maintenu sa position selon laquelle la police ne lui a pas communiqué les éléments nécessaires pour comprendre les soupçons qui pèsent contre lui dans une affaire d'acquisition et d'utilisation d'équipements d'interception de données au Prime Minister's Office.
Selon M. Jugnauth, les éléments demandés à la police pour comprendre et apprécier la base des soupçons n'ont toujours pas été communiqués dans leur intégralité. La défense considère donc que son client ne dispose pas des informations qu'il estime nécessaires avant de répondre aux questions des enquêteurs. M. Jugnauth a toutefois insisté sur le fait qu'il ne s'agit pas d'une volonté de se soustraire à l'enquête, mais de l'exercice de ses droits.
La police, de son côté, campe sur la version exposée dans son communiqué du 17 septembre. Selon les Casernes centrales, les faits, les circonstances et la nature des infractions pour lesquelles Pravind Jugnauth faisait l'objet d'une enquête avaient été exposés à l'ancien Premier ministre et à ses conseils légaux.
Les investigations du CCID se poursuivent afin d'établir les circonstances entourant l'acquisition et l'utilisation présumées des équipements au centre de l'enquête. Pravind Jugnauth a été interrogé pour la première fois le 17 septembre, mais il avait refusé de poursuivre son interrogatoire, invoquant le manque d'informations sur les soupçons qui pèsent contre lui.
Lors de sa déclaration à la presse, M. Jugnauth a également abordé d'autres sujets, notamment l'accord sur les Chagos. Selon lui, l'accord avait déjà été conclu sous son gouvernement et il avait été invité au Royaume-Uni pour sa signature, mais les élections étaient intervenues et il n'avait pas pu mener la campagne qu'il souhaitait.
M. Jugnauth a dénoncé les changements apportés par le gouvernement actuel, qui n'a toujours pas obtenu la reconnaissance de la souveraineté ni perçu d'argent, alors que le montant figure dans le Budget depuis deux années financières. Il a également critiqué la décision du Premier ministre de ne pas se rendre à l'Assemblée générale des Nations unies.
Enfin, M. Jugnauth a accusé le gouvernement d'avoir menti sur la baisse du prix de l'essence. Selon lui, les prix devaient baisser dès le lendemain des élections, mais ils ont continué à monter. Il a soutenu que ce sont les Mauriciens qui paient les conséquences de ces promesses.
Key points
- L'ancien Premier ministre mauricien, Pravind Jugnauth, réclame des éléments à la police pour comprendre les soupçons qui pèsent contre lui dans une affaire d'interception de données.