À Kinfaya, un district de la commune rurale de Bangouya dans la préfecture de Kindia, en Guinée, les acteurs de la pêche artisanale et de la commercialisation du poisson sont confrontés à d'importantes difficultés. Ces difficultés, notamment le manque de pirogues et de moteurs, le coût élevé des équipements, la baisse des prises, les vols de filets et l'absence d'électricité pour conserver les poissons frais, fragilisent leurs activités et leurs revenus. La pêche artisanale constitue une importante source de revenus pour de nombreuses familles impactées par le barrage hydroélectrique de Souapiti.
Les pêcheurs de Kinfaya, comme Aboubacar Camara, ne disposent pas suffisamment de pirogues ni de moteurs pour faciliter leurs déplacements sur le fleuve Konkouré. Le matériel de pêche coûte très cher au marché, ce qui rend difficile l'achat d'équipements pour des travailleurs dont les revenus dépendent essentiellement de leurs prises quotidiennes. Les pêcheurs doivent parfois parcourir de longues distances pour trouver du poisson, ce qui représente un effort physique important. Parfois, ils ne parviennent pas à regagner leurs domiciles à temps et se retrouvent contraints de passer la nuit sur le fleuve.
Les difficultés rencontrées par les pêcheurs de Kinfaya les obligent à travailler dans des conditions éprouvantes. Malgré ces conditions, Aboubacar Camara et ses compagnons continuent de pratiquer leur activité dans l'espoir de réaliser des prises suffisantes pour assurer leur subsistance. Les pêcheurs doivent également faire face à des dépenses liées à l'achat et au renouvellement des filets, ce qui constitue une autre charge financière importante. Lorsque les ressources viennent à manquer, les pêcheurs peinent à remplacer les équipements usés ou à acquérir du matériel plus adapté à leurs besoins.
Les vendeurs de poissons frais de Kinfaya, comme Amadou Sylla, sont également confrontés à des obstacles majeurs. L'absence d'électricité et de moyens de conservation constitue un véritable handicap pour ces commerçants. Les vendeurs doivent souvent faire face à des pertes financières lorsque les ventes ne permettent pas d'écouler rapidement les quantités achetées auprès des pêcheurs. Les produits halieutiques étant particulièrement périssables, les invendus peuvent rapidement se détériorer, entraînant des pertes qui compromettent les maigres bénéfices réalisés.
Les difficultés rencontrées par les pêcheurs et les vendeurs de poissons frais de Kinfaya sont aggravées par la situation des habitants de la localité, qui figurent parmi les populations affectées par le barrage hydroélectrique de Souapiti. Les commerçants doivent prendre en charge les dépenses liées au transport, comme le carburant de leur moto, sans compter les autres frais nécessaires à l'exercice de leur petit commerce. Malgré ces efforts, les bénéfices sont souvent très faibles.
Les pêcheurs et les vendeurs de poissons frais de Kinfaya lancent un appel aux autorités et aux personnes de bonne volonté pour obtenir une aide financière et matérielle. Ils ont besoin de pirogues, de moteurs et de matériel de pêche pour améliorer leurs conditions de travail et augmenter leurs revenus. Les vendeurs de poissons frais ont également besoin d'accès à l'électricité et de réfrigérateurs pour conserver les produits halieutiques.
L'amélioration des conditions de travail et de vie des pêcheurs et des vendeurs de poissons frais de Kinfaya passe par une aide adaptée. Les autorités et les personnes de bonne volonté peuvent contribuer à renforcer les capacités des acteurs locaux à vivre dignement de leur métier. L'accès à l'électricité et à des moyens de conservation modernes permettrait de réduire les pertes et d'augmenter les revenus des pêcheurs et des vendeurs de poissons frais.
Key points
- Les pêcheurs et vendeurs de poissons de Kinfaya luttent contre le manque d'électricité et de moyens financiers.
- Le barrage hydroélectrique de Souapiti a impacté les populations de Kinfaya.
- Les pêcheurs et vendeurs de poissons de Kinfaya ont besoin d'une aide financière et matérielle pour améliorer leurs conditions de travail.