La Déclaration du 1er Novembre 1954 est considérée comme le texte fondateur de la Révolution algérienne. Elle a été élaborée par les six principaux responsables du déclenchement de la Révolution, à savoir les chefs historiques : Mohamed Boudiaf, Larbi Ben M’hidi, Mustapha Benboulaid, Krim Belkacem, Didouche Mourad et Rabah Bitat. Cette déclaration vise à rétablir un Etat algérien souverain, démocratique et social, reposant sur les principes islamiques et garantissant le respect de toutes les libertés fondamentales.

La Déclaration de Novembre a été constamment la référence fondamentale des premiers responsables de la Révolution tout au long de la guerre de libération. Elle exhorte le peuple algérien à s’affranchir du colonialisme par la lutte armée, avec l’objectif ultime d’accéder à l’indépendance et de recouvrer la souveraineté populaire. Pour des millions d’Algériens, la Déclaration de Novembre est plus qu’un appel d’un nouveau parti politique clandestin.

La déclaration a eu un impact considérable sur le peuple algérien, qui était asservi sur sa propre terre et devait se dresser contre l’oppression en s’engageant dans la lutte armée. Le texte a été largement diffusé et a suscité un élan de solidarité et de résistance parmi la population. Les historiens considèrent que la Déclaration du 1er Novembre 1954 est un élément clé de la lutte pour l’indépendance de l’Algérie.

Cependant, pour de nombreux historiens, les buts inscrits dans ce premier manifeste du FLN n’ont jamais été atteints. En dépit des énormes sacrifices de la population et du recouvrement de la souveraineté, après le référendum d’autodétermination de 1962, la concrétisation des principes sacrés n’a jamais été atteinte, ni réalisée. Les divisions et les fractures au sein du FLN et du GPRA ont contribué à cet échec.

Deux faits majeurs ont fait échouer cette édification d’un « Etat démocratique et social dans le cadre des principes islamiques ». Le premier est directement lié à la guerre des leaderships entre des chefs ou entre des clans. La quête du pouvoir personnel et l’émergence d’une opposition interne dans certaines wilayas ont complètement chamboulé les agendas et les perspectives.

Le second fait historique qui a changé la donne est la réaction populaire, connue sous le nom de « Sbaâ s’nine barakat » (Sept ans ça suffit). Cette réaction a poussé toutes les factions au bord de l’embrasement, avant que la population ne décide de sortir dans la rue pour réclamer la paix et la stabilité. Le GPRA, qui avait négocié les Accords d’Evian et contrôlé la transition, a finalement lâché prise.

Aujourd’hui, la Déclaration du 1er Novembre 1954 reste un élément clé de l’histoire de l’Algérie et un symbole de la lutte pour l’indépendance. Les historiens et les analystes continuent de débattre sur les raisons de l’échec de la mise en œuvre des principes sacrés inscrits dans la déclaration. Le peuple algérien continue de célébrer cette déclaration comme un moment fondateur de son histoire.

Key points

  • La Déclaration du 1er Novembre 1954 exhorte le peuple algérien à s’affranchir du colonialisme par la lutte armée pour accéder à l’indépendance.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.