Les travaux du Comité Technique de Protection de l’Enfant et Consultation Sectorielle consacrés aux enjeux prioritaires de la protection de l’enfant au Niger ont débuté le 23 septembre 2026. La ministre de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité, Pr Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, a présidé la cérémonie d’ouverture de ces assises. L’objectif est de permettre au Gouvernement du Niger de faire le point sur les progrès réalisés, les défis persistants et les priorités d’action en matière de protection de l’enfant.
La réunion, organisée avec l’appui de l’UNICEF, durera trois jours et vise à renforcer la coordination entre les acteurs concernés, à orienter les prochaines étapes programmatiques et à soutenir la mise à l’échelle de services de protection accessibles, coordonnés et adaptés aux besoins des enfants les plus vulnérables. Le comité national de protection de l’enfant est investi d’une mission essentielle, à savoir la coordination et l’orientation des activités menées par les comités régionaux, départementaux, communaux et villageois de protection de l’enfant.
La ministre en charge de la Population a souligné que le choix de coupler la présente réunion à la consultation du secteur de la protection de l’enfant est judicieux et opportun. Certains enfants nigériens font face à des menaces multiformes, comme les déplacements forcés, les risques d’exploitation et de déscolarisation. La consultation doit permettre de dresser un diagnostic sincère des actions sur le terrain, d’identifier les goulots d’étranglement et de redéfinir des priorités sectorielles claires.
Une attention particulière sera accordée aux zones les plus exposées à l’insécurité où les enfants déplacés, les enfants séparés de leurs familles et les enfants non accompagnés demeurent parmi les plus vulnérables. Le suivi des engagements pris par le Niger lors du sommet de Bogota est également prévu. Le Niger a réaffirmé sa volonté politique d’aligner ses standards nationaux sur les meilleures pratiques internationales en matière de justice pour mineurs, de prévention de la violence à l’encontre des enfants et de renforcement des systèmes de protection.
La représentante de l’UNICEF au Niger, Mme Djanabou Mahondé, a souligné que la protection de l’enfant ne relève pas d’une seule institution ni d’un seul secteur. Elle demande une coordination mobilisant l’action sociale, la justice, la santé, l’éducation, l’intérieur, la sécurité, les finances, les collectivités territoriales, les leaders communautaires et religieux, la société civile, les enfants et les jeunes ainsi que les partenaires techniques et financiers.
La secrétaire générale de la région de Niamey, Mme Djimrao Djamila, a souligné que la région de Niamey fait face à des défis complexes en matière de vulnérabilité des mineurs, situation des enfants de la rue, risque d’exploitation ou encore mendicité forcée. Face à ces enjeux, le comité technique constitue le principal instrument de synergie, d’évaluation et d’action concrète.
Les conclusions et recommandations issues de ces échanges techniques guideront les futures décisions politiques et budgétaires. Le département de la Population entend renforcer la synergie avec les ministères en charge de l’éducation, de la santé, de la justice et de l’intérieur ainsi qu’avec les autorités coutumières et religieuses.
Key points
- La réunion du Comité Technique de Protection de l’Enfant et Consultation Sectorielle se tient du 23 au 25 septembre 2026 à Niamey.