Le Conseil de sécurité de l'ONU a organisé un quatrième tour de consultations informelles pour évaluer le soutien aux candidats à la succession du secrétaire général Antonio Guterres. Cette réunion, qui s'est tenue mardi, a rassemblé sept candidats. L'ambassadeur de France auprès de l'ONU, Jérôme Bonnafont, a confirmé la tenue de ce nouveau tour. Les résultats seront communiqués aux candidats par l'intermédiaire des représentants permanents des États membres ayant présenté leur candidature.
Selon plusieurs médias, la diplomate costaricienne Rebeca Grynspan serait en tête de la course pour devenir la prochaine secrétaire générale de l'ONU. Les sondages informels permettent de mesurer le soutien dont bénéficient les candidats auprès des 15 membres du Conseil de sécurité. Ils peuvent contribuer à réduire le nombre de prétendants avant que le Conseil ne recommande officiellement un candidat à l'Assemblée générale.
Pour être recommandé, un candidat doit recueillir au moins neuf voix au Conseil de sécurité, sans qu'aucun des cinq membres permanents — les États-Unis, la Chine, la France, la Russie et le Royaume-Uni — n'oppose son veto. La nomination revient ensuite à l'Assemblée générale, une étape généralement considérée comme une formalité une fois qu'un accord a été trouvé au Conseil de sécurité.
Le mandat d'Antonio Guterres prendra fin le 31 décembre. Huit candidatures ont jusqu'à présent été officiellement présentées : celles de Rebeca Grynspan ; de l'Argentin Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ; de l'ancien président sénégalais Macky Sall ; de Carolyn Rodrigues Birkett, ambassadrice du Guyana auprès de l'ONU ; de l'Équatorienne María Fernanda Espinosa, ancienne présidente de l'Assemblée générale de l'ONU ; de l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet ; du responsable politique et diplomate ougandais Olara Otunnu ; et de la diplomate équatorienne Ivonne A-Baki.
Les consultations informelles sont organisées à huis clos. Chaque candidat sera informé des résultats par l'intermédiaire des représentants permanents des États membres ayant présenté leur candidature. Le président de l'Assemblée générale de l'ONU sera également informé de la clôture de ces consultations.
Les prochains étapes du processus de sélection seront cruciales pour déterminer qui succédera à Antonio Guterres. Les membres du Conseil de sécurité devront évaluer les candidats en fonction de leurs qualifications et de leur expérience. La recommandation du Conseil de sécurité sera ensuite soumise à l'Assemblée générale pour approbation.
Le processus de sélection du secrétaire général de l'ONU est régi par la Charte des Nations Unies. L'article 97 de la Charte stipule que le secrétaire général est nommé par l'Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité. Le secrétaire général joue un rôle clé dans la diplomatie internationale et est responsable de la mise en œuvre des décisions de l'ONU.
Key points
- Rebeca Grynspan serait en tête de la course pour devenir la prochaine secrétaire générale de l'ONU.