L'Assemblée générale des Nations unies s'est réunie le 28 octobre pour voter une résolution sur la levée de l'embargo économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba. Cette année, le vote a été marqué par une augmentation inattendue du nombre de pays votant contre la levée de l'embargo et d'abstentions. Le résultat du vote était de 130 voix pour, 17 voix contre et 25 abstentions.
L'embargo contre Cuba a été imposé il y a plus de 64 ans, depuis le 3 février 1962, date du décret du président John Kennedy. Depuis, les lois américaines ont progressivement aggravé les conditions de vie du peuple cubain. Malgré cela, la majorité des membres de l'ONU rejettent cet embargo, mais le nombre de votes contre et d'abstentions a augmenté cette année. Des pays comme l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas, qui ont voté pour la levée de l'embargo pendant 33 ans, ont changé d'avis cette année.
Le vote de cette année a montré une tendance inquiétante, avec des pays qui soutenaient auparavant la résolution sur la levée de l'embargo, choisissant de s'abstenir ou de voter contre. La Colombie, la Slovénie, Trinité-et-Tobago et les Émirats arabes unis, qui votaient constamment en faveur de la résolution, ont basculé dans le camp du « contre ». D'autres pays, comme la Bosnie-Herzégovine, le Costa Rica et la Tchéquie, sont passés de l'abstention à un vote « contre » clair et explicite.
La question qui se pose est de savoir pourquoi autant de pays qui votaient avant pour la levée de l'embargo ont-ils choisi cette année de tourner casaque ? Le dénominateur commun à tous ces États est leur vulnérabilité face aux États-Unis et leur peur des réactions virulentes et irrationnelles de Trump. L'embargo contre Cuba est devenu intenable cette année, depuis que Trump a fait main basse sur le Venezuela, fournisseur traditionnel et généreux de pétrole à Cuba.
Le cas de certains pays, comme l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas, est particulièrement problématique. Ces pays sont riches et puissants économiquement, et n'ont aucune raison de craindre une réaction de Trump. Pourtant, ils ont choisi de voter pour le maintien de l'embargo. Cela ternit leur réputation, notamment pour l'Allemagne, qui aspire à un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies.
L'attitude de ces pays est d'autant plus surprenante que l'embargo contre Cuba est considéré comme illégal par la communauté internationale. Le vote de l'Assemblée générale des Nations unies est une nouvelle fois une preuve que la majorité des pays rejettent cet embargo. Cependant, la tendance inquiétante observée cette année montre que la solidarité internationale est mise à l'épreuve.
L'avenir de l'embargo contre Cuba est incertain, mais une chose est sûre : la communauté internationale continue de rejeter cet embargo. Les États-Unis devront prendre en compte l'opinion de la majorité des pays et lever cet embargo qui étouffe le peuple cubain depuis plus de 64 ans.
Key points
- L'embargo contre Cuba a été imposé il y a plus de 64 ans et est considéré comme illégal par la communauté internationale.
- Le vote de l'Assemblée générale des Nations unies a montré une augmentation inattendue du nombre de pays votant contre la levée de l'embargo et d'abstentions.
- Des pays comme l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas ont changé d'avis cette année, votant pour le maintien de l'embargo.