Le chef de la Monusco, James Swan, a présenté ses conditions pour le dialogue national en RDC devant le Conseil de sécurité à New York. Il a salué l'initiative du président Félix Tshisekedi tout en soulignant la nécessité d'un dialogue inclusif. Selon lui, la réussite du processus dépendra de la confiance qu'il suscitera auprès des différentes parties prenantes. Le dialogue doit permettre de traiter les priorités nationales les plus urgentes.

James Swan a insisté sur l'importance de la confiance dans les facilitateurs et de la capacité du dialogue à aborder les questions cruciales. Il a également appelé les acteurs congolais à s'engager de bonne foi dans la recherche d'un large consensus. Les autorités et le peuple congolais doivent préserver l'espace civique, garantir les libertés fondamentales et faire preuve de retenue et de tolérance politique. Ces recommandations donnent au dialogue une dimension supplémentaire.

La Coalition Article 64 pour la défense de l'ordre constitutionnel (C64) a salué la position de l'ONU, la considérant comme un allié de poids. La C64 insiste sur le fait que le dialogue ne peut être une porte ouverte à sens unique et que les contours du processus ne doivent pas être fixés unilatéralement par le pouvoir. La coalition salue également l'appel des Nations unies à préserver l'espace civique et les libertés fondamentales.

La C64 a réaffirmé ses lignes rouges, notamment l'opposition à tout changement de la Constitution, au troisième mandat et à la balkanisation du pays. La coalition réclame une enquête internationale indépendante sur les violences du 15 septembre à Kinshasa et des sanctions contre les autorités responsables. Elle demande également le démantèlement de la "Forces du progrès", qu'elle attribue à l'UDPS.

L'ordonnance mettant en place la machine pour piloter le dialogue donne au chef de l'État une place déterminante dans la phase préparatoire. Les orientations présidentielles seront transmises au comité par son directeur de cabinet. Plusieurs paramètres demeurent à préciser, notamment la composition définitive de la structure et le calendrier.

James Swan a souligné que l'inclusivité ne peut rester une formule institutionnelle et doit se traduire par une participation large et des facilitateurs acceptés par l'ensemble des parties prenantes. L'ONU inscrit ainsi les divergences sur la gouvernance et les réformes institutionnelles dans le champ des préoccupations à traiter.

La position de l'ONU est considérée comme un élément indispensable à la crédibilité du processus de dialogue. Les réactions à cette prise de position seront suivies de près, alors que la RDC est en période de tensions politiques et de défis sécuritaires. Le dialogue national est considéré comme crucial pour l'avenir du pays.

Key points

  • L'ONU souhaite un dialogue inclusif avec des facilitateurs de confiance.
  • La C64 salue la position de l'ONU et réaffirme ses lignes rouges.
  • Le dialogue doit permettre de traiter les priorités nationales les plus urgentes.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.